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75 milliards de centimes mobilisés pour financer les travaux de restauration de l’hôtel de ville d’Oran

Après des années d’attente, le dossier de la réhabilitation de l’hôtel de ville a été bel et bien relancé, après une étude du projet, un budget de 75 milliards centimes a été débloqué pour achever la restauration de ce chef d’oeuvre architectural.

Lors d’une réunion à la wilaya, un exposé du projet a été présenté au wali par l’APC d’Oran sur les étapes de la réhabilitation intérieure qui a été stoppée il y a quelques années, après l’achèvement à l’usure de la réhabilitation extérieure, qui avait coûté 17 milliards.
L’opération selon l’exposé du bureau d’étude sera axé sur l’étanchéité, les salles de l’infrastructure notamment celles touchées par l’énorme incendie qui avait ravagé une grande partie de la bâtisse, il y a quelques années.
Le wali a insisté sur l’importance des matériaux de construction, qui doivent être conformes à ce genre d’architecture ancienne, afin de garder la valeur historique de l’hôtel de ville et ne pas la détériorer.
C’est donc une seconde vie qui sera donnée à «dar essbouâa» avec cette opération d’achèvement des travaux entamés en 2012, rappelons- le.
Après la décision de la réalisation d’un hôtel 5 étoile au niveau de Châteauneuf, l’idée de transférer les bureaux de l’APC vers cet édifice inachevé est donc enterré définitivement, la mairie d’Oran élira de nouveau domicile à l’emblématique palais de la place d’Armes, symbole de toute une ville. Ce joyau architectural et imposant bâtiment historique de la ville d’Oran, a été inauguré en 1886. Il a abrité le siège de l’administration de la ville d’Oran. Il a été qualifié par Albert Camus de «mairie prétentieuse », connu des les Oranais comme « Dar El Sbouâa ».
Pour les autres, cette belle construction dans le style éclectique de la fin du XIXe, suscitait l’admiration aussi bien de la population de la ville que des visiteurs étrangers par sa remarquable architecture.
C’est un magnifique édifice dont les escaliers majestueux sont faits d’un marbre rare.
Au deuxième étage, il y a la salle des fêtes, Le plafond de la salle des fêtes est gracieusement orné d’allégories, de peinture et de stucs, qui sont de véritables chefsd’oeuvre.
Par ailleurs, il y a la salle des Actes ou de Délibérations d’une grande magnificence.
L’entrée majestueuse de la mairie est embellie par la garde de deux lions sculptés par l’artiste animalier français Auguste Caïn (1889), reflétant le nom de Wahran.
J.M

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