
Depuis plusieurs semaines, le lait subventionné conditionné en sachets est rare, voire introuvable dans les magasins d’alimentation à travers plusieurs quartiers à Oran.
Que ce soit à Belgaïd, Bir El Djir ou à Es Séddikia, le lait pasteurisé est indisponible dans le circuit commercial.
Pis encore, les familles qui sont contraintes de recourir au très onéreux lait stérilisé UHT conditionné en briques, se rendent compte que ce produit commercialisé sous diverses marques Candia, Soummam…, est aussi en rupture de stock dans les magasins.
Ce produit qui coûte entre 110 à et à 130 dinars le litre, n’est pourtant pas subventionné. Cette situation prive les enfants de prendre un aliment nécessaire pour leur croissance. Quand le lait subventionné est disponible, il fait souvent l’objet d’un rationnement (deux sachets par client) et surtout d’un surcoût.
Au secteur urbain Sid El Bachir (ex-plateau Saint Michel), ce sachet de lait subventionné est proposé à 50 dinars, soit le double de son prix plafonné par l’État. Il faut dire que cette pénurie n’est pas un phénomène nouveau.
Depuis au moins une décennie, la distribution du lait subventionné fait l’objet de pénuries à répétition. De leur côté, les organismes chargés de la distribution du lait subventionné assurent que «toutes les mesures sont prises pour éviter les pénuries».
En février dernier, près de 1000 tonnes de poudre de lait ont été déchargées au port d’Oran. Ces quantités de lait ont été importées de Pologne et de Belgique. Les entrepôts de l’Office interprofessionnel du lait et dérivés, de l’Ouest du pays, sont souvent renforcés de milliers de tonnes de lait en poudre pour l’approvisionnement des laiteries de la région. Les 24 laiteries, activant à travers 14 wilayas de l’Ouest, sont alimentées par les importations de la poudre de lait subventionnée.
Les entrepôts de l’office disposent de grandes quantités de lait en poudre. Des efforts ont été accentués pour assurer un approvisionnement régulier en ce produit.
Les importations de lait en poudre suivent un programme annuel d’importation de cette matière première et sa distribution aux laiteries, de l’Ouest du pays, suivant des quotas fixés dans l’accord tripartite conclu entre ces unités, l’office et la direction Services agricoles (DSA).
L’approvisionnement en cette matière première se déroule de manière à éviter un déséquilibre dans la distribution ou une pénurie. Les services douaniers, au niveau du port d’Oran, ont accordé toutes les facilités pour la réception des cargaisons de lait en poudre. Faute d’atteindre l’autosuffisance, l’État est contraint de recourir à l’importation de la poudre de lait.
La solution est sans doute l’encouragement de la production locale de lait. Selon les chiffres fournis par la Direction des services agricoles de la wilaya, «la filière bovine qui compte 700 éleveurs, a produit plus de 45 millions de litres de lait en 2021.»
Ilyes. N


