
La déception est grande dans le camp de la Saoura où on s’estime victime d’un complot fomenté par la CAF et des parties algériennes qui ont voulu régler des comptes avec le président Zerouati, en usant de coups bas contre le club.
Pour de nombreux supporters, le changement de domiciliation a été la première étape du complot. Plusieurs estiment que la FAF aurait dû intervenir pour défendre la Saoura qui avait déjà pris ses quartiers à Oran et qui avait déjà entamé la préparation du match retour contre le SC Gagnoa.
« Changer la domiciliation du match à 48 heures du rendez-vous, ça n’a jamais été vu dans une compétition internationale. La FAF aurait dû intervenir pour rappeler à la Confédération africaine que l’utilisation des stades retenus pour le CHAN relevait d’une affaire interne à l’Algérie. Elle ne l’a pas fait, allez savoir pourquoi. On n’a pas défendu la Saoura qui jouait pourtant pour les couleurs nationales », affirment nos interlocuteurs. La seconde étape du complot relevait en fait, selon eux, de la programmation de la manche retour face au représentant ivoirien. « Après la délocalisation, le départ en catastrophe vers la ville de Sétif et la panne du bus durant le trajet, la FAF aurait dû solliciter la CAF pour retarder la rencontre d’une journée afin de permettre aux joueurs de récupérer de la fatigue d’un voyage mouvementé. Elle ne l’a pas fait, allez savoir pourquoi », notent nos interlocuteurs. Le coup de grâce, selon eux, est venu de l’arbitre libyen « qui a privé l’équipe de trois buts valables et d’un penalty que tout le monde a vu sauf lui. Le ballon a franchi la ligne sur un tir de Belatreche, mais il a refusé de valider le but. Sur deux autres phases, il a justifié l’annulation des buts par des positions de hors-jeu. Il a refusé un penalty valable et limpide puisque le ballon a buté sur le bras du défenseur ivoirien dans la zone, allez savoir pourquoi aussi ».
La JS Saoura, malgré les motifs évoqués par les supporters, a perdu parce que ses attaquants ont fait preuve d’un manque flagrant de concentration devant les buts adverses, ont manqué de clairvoyance et ont aussi versé dans l’excès de précipitation. Ils ont fait également de mauvais choix dans le dernier geste, ce qui a facilité la tâche à la défense adverse. Ses joueurs ont manqué de métier et son staff technique, nouvellement installé, a manqué de flair. L’équipe n’a pas démérité, même si une élimination est toujours dure à avaler. La JSS doit maintenant se concentrer sur le championnat national pour retrouver le sourire et offrir à ses fans le jeu léché qui lui avait valu l’estime et le respect des puristes. Il faut maintenant savoir se relever pour repartir de nouveau.
Un bilan auquel n’est pas habitué la formation chère à Zerouati qui se retrouvent désormais au bord de la crise, et ce, après l’annonce par son patron de jeter l’éponge, une annonce qu’il avait faite il y a de cela deux semaines, et qu’il compte mettre en exécution ces jours ci après la fin de l’aventure africaine de son équipe.


