
Hier, à partir de 9h30, sous l’égide du bureau de wilaya d’Oran du Conseil National de l’Enseignement Supérieur CNES (Syndicat autonome), des professeurs de l’Enseignement supérieur de l’université d’Oran ont observé un sit-in devant le siège de la wilaya d’Oran.
Les protestataires ont dû recourir à cette action pour «réclamer une audience avec le chef de l’exécutif afin de débattre de l’épineux problème de la crise du logement qui affecte lourdement et perturbe le personnel enseignant des différentes facultés universitaires ».
Parmi les slogans figurant sur les banderoles déployées par les participants à ce sitin de protestation, on pouvait lire: « Le logement, un droit pour les profs», « Jusqu’a quand durera notre attente?», « L’enseignant universitaire, de la recherche scientifique, à la recherche d’un logement»…
A en croire nos sources, un nombre de plus de 400 dossiers de demandes de logements seraient recensés, car nombreux sont les enseignants universitaires au niveau de la wilaya d’Oran à ne pas jouir d’un toit décent et la liste n’en finit pas, car chaque année universitaire, arrivent de nouveaux profs demandeurs de logements.
Un énorme problème auquel il faut faire face pour permettre à cette corporation universitaire qui prend en charge les futurs cadres du pays à travailler dans la quiétude.
Au moment où nous écrivons ces lignes, aucune audience n’a été accordée aux représentants des enseignants universitaires.
Et pour cause, l’absence du wali en mission d’encadrer les activités de la journée mondiale de l’arbre et la campagne de reboisement opérée au niveau de la forêt de Sidi El Bachir à ce moment-là.
A cet effet, les syndicalistes du CNES d’Oran comptent adresser un dossier complet au président Abdelmadjid Tebboune via le Médiateur de la république, ainsi qu’au ministère de tutelle, car, « Il n’est pas normal que les professeurs d’université demeurent sans logements, eux qui sont les piliers de la nation», dira un représentant des professeurs.
Enfin, les participants à ce rassemblement se sont dispersés dans le calme tout en espérant une oreille attentive à leur doléance.
Aribi Mokhtar


