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Alors que le blocage de l’APC de Bousfer persiste depuis trois mois : une situation de déliquescence sans précédant prévaut dans la commune

Depuis plus de trois mois, une situation chaotique prévaut au sein de l’APC de Bousfer, suite à une décision du wali d’Oran, afin de mettre un terme à une situation catastrophique due à une guerre des tranchées entre les 15 élus que compte cette APC.

En effet, la situation actuelle de cette commune côtière n’est guère reluisante et a plutôt tendance à pendre des allures de prémices à une dissolution et ce, conformément à la loi en vigueur. Si cela venait à se produire, la décision aura inévitablement un impact négatif sur tous les plans, sinon catastrophique sur les attentes des administrés qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Confiées au secrétaire général de l’APC, les destinées de La municipalité de Bousfer, est malheureusement confrontée à une anarchie sans précédant, alors que les habitants son confrontés à une multitude de problèmes qui altèrent leur cadre de vie.
«Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, ce sont les élus locaux qui ont écarté la commune de Bousfer de leurs préoccupations », dira un citoyen de Bousfer- plage. Et d’ajouter: « les élus locaux n’avaient aucune considération pour cette commune, toute leur attention était focalisée sur leurs intérêts personnels, c’est pour cette raison que les pouvoirs publics ont pris cette décision ; et bientôt c’est la dissolution totale de l’APC». En dépit de sa situation géographique et des nombreux atouts, notamment dans le domaine du tourisme, qu’elle recèle, la commune de Bousfer offre plutôt l’image d’un douar et non une commune balnéaire», déplore un résident de Bousfer-village.
Entre autres, problèmes rencontrés par les habitants de Bousfer, la persistante pénurie de l’eau potable en raison de l’arrêt de l’usine de dessalement d’eau de mer située à la Grande plage (Bousfer plage), à la prolifération des constructions illicites, notamment sur le littoral, ainsi qu’à la prolifération des ordures ménagères ce qui représente un danger pour la population, outre l’absence d’opérations d’aménagement urbain et d’amélioration urbaine, de nombreuses artères ,qui sont dans un état déplorable avancé.
A ce tableau des plus moribonds, il y a lieu d’ajouter l’absence criante de structures et d’espaces de loisirs et de sports. Quand aux structures de santé, en vérité il n’existe qu’un seul dispensaire couvrant le chef-lieu de commune et Bousfer plage, qui de surcroit ferme ses portes à 16h et n’ouvre pas les week-ends. Par ailleurs, les habitants sont contraints de faire leurs achats en dehors de leur commune en raison du manque de marché couvert de proximité.
Lahmar Cherif M

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