Face au phénomène de l’importation informelle de médicaments par le biais de ce qui est appelé communément le «cabas», l’association de protection des consommateurs lance l’alerte sur la qualité, la nature et la provenance de ces produits hautement sensibles et dangereux.
En effet, les produits pharmaceutiques importés illégalement pour la consommation médicale pour les malades, via les airs ou la mer ne sont soumis à aucun contrôle pharmacologique.
Certains produits qui exigent le respect strict de la chaîne du froid, comme l’anti-D, sont transportés par avion, bateau ou taxi, notamment de pays voisins, avec tout ce que cela comporte comme risque.
Actuellement, des dizaines de médicaments connaissent une pénurie sur le marché national.
Une pénurie qui a laissé les portes du marché grandes ouvertes au phénomène des importations illégales de médicaments ou ce qui est appelé communément «le cabas».
A Oran l’on affirme que plusieurs médicaments d’importance vitale comme ceux utilisés pour le traitement du cancer, du diabète, de l’hypertension artérielle, de l’asthme, ou encore ceux des traitements psychiatriques, manquent cruellement dans les officines.
Le fait le plus saillant est que ces médicaments sont commercialisés sur internet par des distributeurs virtuels, mais aussi dans des pharmacies.
En outre, même si ces médicaments s’avèrent providentiels pour certains, il n’en demeure pas moins qu’ils ne sont ni enregistrés, ni vérifiés par les organismes habilités dans le pays.
Notons que ce circuit prend de plus en plus d’ampleurs avec son lot de désagréments, notamment les effets secondaires et des prix pratiqués qui dépassent tout entendement.
Selon des membres de l’association de protection, pharmaciens de leur état, qui se sont penchés sur la problématique, ces derniers ont constaté un autre fait qui est que, la boîte de médicament issue de ces importations illégales est cédée au triple du prix de celle fabriquée en Algérie.
Par ailleurs, à ce business se greffent d’autres pratiques, telles que la vente concomitante, au grand dam du citoyen qui est le seul à laisser des plumes dans ce juteux commerce.


