
Parallèlement à la grande campagne de lutte contre le commerce informel, la Direction du Commerce et des Prix (DCP) s’attèle à préparer les mécanismes pour appliquer la nouvelle loi régissant la lutte contre la fraude parue au journal officiel du 28 mars 2021, qui sera applicable dès mars prochain.
Dans ce cadre, la tutelle a appelé les opé rateurs économiques, importateurs et fabricants à se rapprocher de ses services, ou ceux de la chambre du Commerce et d’industrie, ou encore l’association de codification des articles (GS1) pour obtenir les codes-barres de leurs produits respectifs.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de l’Etat à lutter contre la fraude, l’informel et toute forme de duperie dans lesquels le client peut être victime.
En plus des produits alimentaires, cette mesure concerne également les pièces détachées de véhicules, qui sont souvent non conformes aux normes.
Ce phénomène de la contrefaçon a fleuri durant les 4 dernières années, qui ont été marquées par une crise qui a secoué le secteur avec l’interdiction d’importation ou de montage des véhicules.
Une période qui a donné l’occasion aux importateurs et autres revendeurs de profiter de la situation pour vendre des pièces détachées contrefaites en tant que d’origine, ce qui est considéré comme une arnaque.
Cette attitude est selon les experts de la sécurité routière,l’une des causes des accidents de la route qui sont aussi nombreux qu’effrayants.
Entre malhonnêteté des marchands et naïveté des clients, le secteur est aujourd’hui le théâtre de graves dépassements, qui échappent parfois au contrôle des services concernés.
Sur le marché, ces pièces restent disponibles. Étalées à des prix élevés, cette marchandise n’est pas détectable pour tous les clients.
Pire, elle est, selon les statistiques, l’un des premiers facteurs du taux élevé des accidents de voiture, pour les plus chanceux qui échappent à ce sort, la panne est rapidement détectée, et cela est synonyme d’arnaque.
Au niveau du marché des Castors, réputé par les vendeurs des pièces de rechange, les clients passent des heures à la recherche du produit d’origine, une mission difficile, puisque les vendeurs proposent l’original à des prix exorbitants.
Pour d’autres, la ferraille de « Chteïbo » est la seule alternative, puisque dans ce quartier, la marchandise d’origine d’occasion est disponible, à des prix abordables.
Le client est donc entre le marteau de la contrefaçon et l’enclume des pièces volées, pendant ce temps là, les services de contrôle relevant à la direction du commerce, en collaboration avec les douanes au niveau du port, tentent de parer à ce phénomène qui porte un grand préjudice à l’économie nationale, via ce nouveau procédé de code-barres qui va clarifier la situation et démasquer les fraudeurs.
Ce code contient des données qui facilitent la mise en oeuvre des projets, et permettent de suivre la traçabilité et de lutter contre la fraude et la contrefaçon.
Et permet aussi aux professionnels algériens de faire la promotion de leurs produits aux plans national et international et d’accéder à de nouveaux marchés.
J.M


