
L’annonce faite par le wali d’Oran ces derniers jours à propos du prochain relogement des habitants de 34 immeubles menaçant ruine sans préciser les sites concernés, a mis en haleine les occupants de ces vieilles bâtisses, qui attendent depuis des années une issue à leur situation difficile et les difficultés qu’ils endurent au quotidien avec la peur de périr avec leurs enfants sous les décombres.
Les vieilles bâtisses des quartiers comme El Hamri, Saint-Antoine, Rue de Tlemcen, Gambetta et Ed-Derb pourraient figurer parmi ces 34 immeubles qui seront évacués et éradiqués et leurs assiettes récupérées.
Le wali Said Sayoud a affirmé que toutes les mesures sont prises afin d’accélérer les travaux au niveau des chantiers des 99953 unités.
Le respect des délais des travaux permettra aux responsables locaux de procéder au relogement dans les plus brefs délais.
Dans ce cadre, le premier responsable de l’exécutif a donné des instructions aux chefs de daïras afin de préparer les listes des bénéficiaires des logements sociaux dont les sites sont fin prêts pour accueillir les familles.
Parmi ces familles, les résidents du vieux bâti qui sont les plus confrontés aux risques des effondrements, eux qui attendent la bonne nouvelle depuis des années.
Les effondrements partiels dans ces quartiers laissent souvent des familles entières sans toit.
Des commissions sont désignées par les services de la wilaya pour sillonner les sites des logements en cours de réalisation, afin de faire avancer les travaux et être à l’écoute des entreprises en charge, pour une éventuelle levée d’obstacles.
Pour les entrepreneurs «paresseux» une liste noire est en cours d’élaboration afin de définir les bonnes et les mauvaises entreprises.
En attendant, les habitants du vieux bâti lancent un cri de détresse au wali.
La dernière série des effondrements enregistrée à travers les quartiers d’Oran ont relancé le débat sur l’opération de relogement et de restauration des immeubles qui datent de l’ère coloniale, ainsi que le rôle du contrôle technique des constructions (CTC) qui classe les immeubles au rouge et orange selon leur vétusté.
Une stratégie plus probante s’impose donc afin d’éviter à la ville des scénarios chaotiques dont les conséquences seront trop lourdes pour les citoyens et même pour les responsables locaux.
D’un autre côté, les assiettes récupérées seront exploitées dans des projets à utilité publique, notamment au sein du tissu urbain qui manque d’aires de stationnement, d’espaces de détente et d’administrations publiques.
J.M


