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Rétrospective : les événements qui ont marqué El Bahia en 2022

Dans une première partie, nous avons publié hier, une rétrospective en faisant un zoom sur cinq événements phares qui ont marqué El Bahia en 2022.

Voici un autre focus sur cinq autres dossiers qui ont été au coeur de la brûlante actualité de la capitale de l’Ouest cette année. Le cap a été mis sur l’agriculture de précision, la Clémentine de Misserghine s’exporte bien à l’étranger, le lancement du projet d’une 5ème station de dessalement d’eau de mer pour assurer la sécurité hydrique, l’élargissement de la zone industrielle de Béthioua pour attirer les investisseurs, gestion des déchets ménagers, et enfin, l’éradication des marchés informels, étaient autant de défis qui ont marqué la deuxième ville du pays, cette année.

LA CLÉMENTINE S’EXPORTE BIEN

Dans le domaine agricole, l’année a été marquée par la signature d’une convention entre l’Université d’Oran 1 et la direction des services agricoles de la wilaya d’Oran, portant sur l’agriculture de précision. Cette convention a déjà trouvé une première application sur le terrain dans deux exploitations agricoles pilotes à Aïn El Türck. L’autre bonne nouvelle est venue de Misserghine où la célèbre Clémentine locale s’exporte bien en France. Très prisé sur les rayons des grandes enseignes de distribution, cet agrume oranais a conquis le marché français qui est pourtant très exigeant et soumis à une forte concurrence. «Ce début d’exportation nous encourage. Nous attendons avec impatience la labellisation de notre Clémentine pour booster nos exportations », s’est confié récemment à l’Echo d’Oran un agrumiculteur de Misserghine. Le laboratoire de recherche en biotechnologie et d’amélioration végétale de l’université d’Oran 1 conduit les procédures scientifiques pour appuyer ce dossier de labellisation.

TOUT POUR LA SÉCURITÉ HYDRIQUE

La disponibilité de l’eau de manière suffisante au profit de la population oranaise est considérée comme priorité par les autorités qui oeuvrent à corriger les perturbations enregistrées. Le projet de réalisation d’une cinquième station de dessalement d’eau de mer à Oran dotée d’une capacité de production de 300.000 m3 d’eau/ jour, a été lancé cette année. Les travaux de réalisation ont été confiés à l’Algerian Energy Company (AEC), relevant du groupe Sonatrach. L’entrée en exploitation de cette station de dessalement est prévue à partir de 2024. La future station permettra ainsi d’assurer la sécurité hydrique pour la wilaya d’Oran qui est déjà dotée de quatre usines de dessalement d’eau de mer implantées à Arzew, Bousfer, Aïn Turck et à El Mactaâ. Algerian Energy Company a déjà réalisé deux usines de dessalement à Oran. Il s’agit de l’usine El Mactaâ, mise en service en 2016 à Marsa El Hadjadj, et Kahrama, opérationnelle depuis 2006, dans la zone industrielle d’Arzew.

EXPANSION DU FONCIER INDUSTRIEL

Pour attirer les investisseurs, la wilaya d’Oran met en avant un argument de taille: la capitale de l’Ouest dispose d’importantes infrastructures publiques et du foncier industriel situé à proximité de trois ports situés à Oran, Arzew et à Béthioua. La Direction de locale l’industrie a lancé cette année une opération d’expropriation de terres appartenant à des particuliers pour cause d’utilité publique. Le but est de nationaliser toutes les assiettes non exploitées par des agriculteurs, afin d’injecter des programmes d’utilité publique. «Nous avons plus de 1000 hectares de foncier industriel prêts à accueillir des investissements à Béthioua et à Tafraoui», avait fait savoir, récemment, le wali d’Oran, Saïd Sayoud. «Nous voulons ériger à Tafraoui, un véritable pôle industriel automobile où plus de 530 hectares de foncier sont disponibles pour accueillir les investisseurs », avait expliqué le wali.

DÉCHARGES SAUVAGES, UN RUDE COMBAT

Dans le domaine de l’environnement et de la salubrité publique, l’année 2022 a été marquée par un long combat pour l’éradication des décharges sauvages. Mais ce combat est loin d’être terminé. Les déchets ménagers continuent de s’entasser sous forme de décharges anarchiques au secteur urbain Sid El Bachir, (ex-Plateau), et dans plusieurs autres localités. Á la cité Akid Lotfi, les parents d’élèves se plaignent de «la puanteur permanente et de la toxicité d’une décharge de déchets implantée en face du portail d’accès du CEM Zech Tayeb et tout près de l’école primaire Bensmain Boumediene. Les poubelles sont déversées dans une décharge qui pollue l’environnement immédiat de deux établissements scolaires. Les parents d’élèves se plaignent de l’insuffisance du nombre de poubelles dans cette cité.

DÉMANTÈLEMENT DES MARCHÉS INFORMELS

Les étals anarchiques qui poussent comme des champignons, sont innombrables à Belgaïd, Bir El Djir, à Akid Lotfi, et dans beaucoup d’autres endroits de la wilaya d’Oran. «Nous interpellons le wali afin de prendre des mesures pour mettre fin aux étalages anarchiques qui génèrent une anarchie et une insalubrité insupportable », se plaignent les habitants de la cité Akid Lotfi. Près du CEM Zech Tayeb, des vendeurs informels de poissons et de fruits squattent la voie publique et créent un marché sauvage.
Ilyès.N

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