
Le prix des oeufs ne cesse de prendre des ailes. En effet, si la plaquette d’oeufs avait atteint les 520 Da l’été dernier, elle est vendue, ces jours-ci, à pas moins de 750 Da, soit 25 Da l’unité.
Aussi dans le but de «stopper» l’envolée du prix de ce produit de consommation, les consommateurs ont-ils décidé de lancer une campagne de boycott, via les réseaux sociaux, sous le slogan: «Laissez-le éclore sur vos étales».
Une initiative accueillie favorablement par les citoyens pour dénoncer cette nouvelle flambée de prix, qui s’ajoute à une série d’autres marchandises devenus hors de portée pour les petites bourses.
Faire des oeufs au plats ou brouillés est devenus un luxe, déclarent certains consommateurs rencontré dans les épiceries et les superettes de la ville d’Oran.
Cette hausse laisse les citoyens sans voix, mais suivront-ils vraiment cette campagne de boycott? Pour les ménages aux faibles et moyens revenus, la situation financière étant déjà assez compliquée en raison de l’inflation des produits alimentaires de base, voilà qu’ils font face aujourd’hui à l’augmentation d’un autre aliment aussi indispensable que l’oeuf.
Depuis des semaines, son prix sur les marchés connaît une augmentation significative.
Une unité se vend désormais à 25 DA, contre 20 DA il y a quelques semaines.
Malgré la multiplication des appels au boycott lancée depuis l’été dernier, cette hausse risque de perdurer dans le temps et les consommateurs oranais n’ont rien fait pour que cela cesse.
«Même s’il se vend à 50 DA l’unité, ils achèteront toujours», disent certains consommateurs.
A défaut de culture du boycott et tant que cela durera, les choses ne changeront pas, regrette-on.
Payer un oeuf à 25 Da est incompréhensible, voire inhumain, ajoutent-on.
Déjà, lorsqu’il était cédé à 10 Da, certain familles n’osaient même pas y toucher.
La direction du Commerce qui devrait intervenir et mettre fin à ces spéculations qui ne font qu’affaiblir davantage le pouvoir d’achat des citoyens, devra intervenir pour mettre fin à cette fâcheuse situation.
Le hic dans cette campagne de boycott, ce sont les commerçants, tels que les pâtissiers, entre autres, disent que leurs activités ne leurs permettent pas de boycotter les oeufs, même s’ils trouvent que le prix est excessif, car ils ne peuvent faire autrement.
Pour réguler le prix et mettre fin à cette spéculation, les pouvoirs publics doivent enclencher une enquête pour déterminer les protagonistes où du moins les causes de cette hausse.
Il conviendra de préciser qu’à aucun moment, le produit n’a atteint un tel seuil.
Même avec la flambée du prix du poulet, celui des oeufs n’a jamais suivi, il est toujours demeuré stable.
Qu’en est-il s’interrogent les citoyens, qui appellent toute la population au boycotter ? Qu’il éclose sur les étales, laissons-le pourrir chez les commerçants, suggèrent-on.
L’APOCE, pour sa part, ne cesse d’inciter les consommateurs à boycotter tout produit dont les prix connaissent une hausse excessive.
Qu’en est-il de la campagne de boycott contre les oeufs, reprise sous le slogan «Laissez-le éclore» après celle du «laissons-le pourrir», qui n’a pas donné suite.
Car lors de cette campagne, lancée l’été dernier, celle ci n’avait, malheureusement, pas fait effet.
Certains commerçants solidaires précisent qu’il y a eu au début de la campagne une baisse minime des prix, mais cela n’a pas duré, car les prix ont, juste après, été revus à la hausse, sachant que pourtant l’été a été marqué par de forte chaleur et aussi par une forte hausse de consommation d’oeufs, ce qui justifie la non-adhésion à la campagne de boycott.
Le boycott est une manière d’exprimer le ras-le-bol, dont la culture doit se faire valoir chez les oranais, pour manifester et dénoncer la flambée des prix que subit le consommateur au quotidien.
Rayen H


