
Apparu avec force au milieu des années 1990, avant de s’accentuer ces dernières années, le problème des effondrements des immeubles vétustes, se pose avec acuité dans la wilaya d’Oran.
En effet, ces toute dernières années, les médias locaux font régulièrement état de cas d’effondrements, partiel ou total, de vieilles bâtisses.
Le phénomène, quoique «présent» dans plusieurs centres urbains de la wilaya, comme Arzew et Es-Senia, est plus accentuée à Oran-ville où l’on recense plus de 700 immeubles menaçant ruine.
Un nombre établi en 2007 et qu’aura à actualiser la commission de la daïra, indique- t-on.
Sachant que le niveau de vétusté varie d’une bâtisse à une autre, les pouvoirs publics ont adopté des démarches en fonction de ce constat.
A ce titre, lors de l’une des ses dernières sorties, le chef de l’exécutif de la wilaya d’Oran a justement déclaré que les «immeubles qui peuvent être restaurés seront rénovés et ceux qui ne peuvent pas être réhabilités seront démolis, avant de préciser que pour des raisons de sécurité, des démolitions seront menées dans des conditions exceptionnelles.
Les décisions seront prises après concertation avec les partenaires du mouvement associatif.
Le patrimoine architectural de la ville d’Oran, particulièrement les vieux quartiers, connaît une situation alarmante par le fait de la vétusté très avancée.
La pluie et les vents violents qui ont frappé la région il y a quelques jours n’ont fait qu’accentuer le danger et ont provoqué des effondrements partiels dans plusieurs immeubles.
Faut-il signaler que, malgré le danger qui plane sur la tête des familles, pas moins de 600 immeubles menaçant ruine sont toujours occupés.
Ces immeubles sont répartis sur neuf délégations communales du cheflieu de wilaya, à l’instar de Sidi El Houari, d’El Emir, de Sidi El Bachir, d’El Hamri, d’El Mokrani, d’El Makkari et d’Ibn Sina.
Ces bâtisses représentent un danger pour quelque 18.000 familles qui les occupent.
Le premier responsable de l’exécutif a déclaré que ces familles seront prises en charge au fur et à mesure dans le cadre des opérations de relogement en fonction de la disponibilité des logements et ce par ordre de priorité.
B.Salim


