En pleine lutte contre les constructions illicites, les responsables de la wilaya devront s’intéresser davantage aux opérations de squat des terrasses qui se sont banalisées ces dernières années.
Si certaines interventions ont été effectuées en coordination avec les services de police pour empêcher cette agression sur les parties communes dans quelques cités, cela ne veut pas dire que le phénomène est déjà éradiqué.
La crise du logement et le laisser-aller lors des années 1990 et 2000, ont fait que toutes les terrasses et caves sont transformées en appartements parfois luxueux qui sont vendus au prix fort, sans le moindre papier.
« Il suffit juste d’avoir l’accord des voisins » dira un membre d’une association de quartier au quartier des Amandiers. Ce quartier n’est pas le seul à connaître ce squat, mais cela est constaté à USTO, Maraval et au centre- ville… Pour les experts en le domaine, ces modifications que ce soit sur la terrasse ou dans la cave d’immeuble constituent une réelle menace pour ces bâtisses dont certaines sont menaçant ruine.
Désormais, avec les programmes étatiques LPA et AADL et les milliers de logements sociaux qui sont distribués chaque année, il faut dire que la crise du logement n’est pas vraiment grande, puisque durant les années où ce phénomène avait pris de l’ampleur, Oran n’avait bénéficié d’aucune opération de relogement et ces programmes de l’Etat n’existaient pas.
Ce qui donne des raisons pour les responsables locaux afin de «chasser» ces squatteurs qui font un business avec ces logements construits illicitement.
Il faut rappeler, que les services de l’OPGI qui effectuent régulièrement un recensement du nombre des biens communs squattés, ont un rôle à jouer afin de défendre leur patrimoine, et demander une opération d’expulsion de ces individus, notamment ceux qui ont bénéficié des aides de l’Etat dans le cadre des différents programmes mais qui ne sont pas affichés sur le fichier national.
Un récent bilan, a fait état d’une cinquantaine de cités qui connaissent ce squat.
Le phénomène ne cesse donc d’amplifier, avec toutes les communes de la wilaya qui sont touchées, pas seulement la ville.
J.M


