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100 euros échangés ce mercredi à 22.200 DA au marché parallèle : la Omra de Ramadhan et l’importation de voitures dopent le marché de la devise

En attendant les agréments des bureaux de change, le marché parallèle continue à diriger les taux des monnaies étrangères notamment l’Euro et le Dollar face au dinar.

Il faut dire que les cambistes ont le vent en poupe ces dernières semaines, avec le nombre trop élevé des clients désirant faire le voyage vers les lieux saints de l’Islam pour effectuer la Omra, un rite qui a également été touché par la hausse des prix, après l’arrêt de la pandémie. En effet, le voyage de la Omra qui coïncidera avec les jours de Ramadhan, est désormais à partir de 40 millions par personnes, et ce n’est pas tout, certaines agences de voyage rajoutent quelques services pour augmenter le prix, à l’image de la proposition d’un hôtel près de la Mecque. Une demande en hausse qui s’est répercutée sur le taux de change de l’Euro notamment, qui a été proposé hier au niveau du marché parallèle, à 22.200 DA contre 100 Euros. Autre facteur qui a alimenté cette hausse est le retour à l’importation des véhicules de moins de 3 ans, publié ces derniers jours dans le journal officiel. Cette décision a drainé beaucoup d’argent dans le marché noir, car même si la loi stipule le transfert d’argent par le biais de la banque, la source de l’argent est du marché parallèle. Une manne financière en liquide qui échappe aux caisses de l’Etat, notamment avec l’importance de la wilaya d’Oran en termes économique, avec son port et son aéroport qui drainent chaque année, des millions de passagers et autant de marchandises. Quoique selon les économistes, cette « faille » ne devra pas durer longtemps, puisque l’Etat vient de mettre les dernières retouches pour le lancement des transactions via les bureaux de change.
Selon le Gouverneur de la Banque d’Algérie, l’ouverture de ces bureaux se fera cette année 2023, ajoutant qu’il y aura des incitations pour attirer les fonds du marché parallèle. Des mesures qui devront organiser le marché qui connaît des écarts entre le prix de la devise au niveau de la Banque et son prix chez les cambistes. Ces derniers, ont clairement la mainmise sur le marché avec des sommes colossales qui circulent sans contrôle. A plusieurs reprises, les services de la PAF au niveau des établissements portuaires mettent la main sur des sommes prêtes à être déplacées illégalement vers l’étranger, sans être déclarées aux autorités. Une fuite de capitaux qui porte un coup dur à l’économie nationale. En attendant les bureaux de change, les bijoutiers de M’dina J’dida, les serruriers de la rue Kerras Ahmed près du consulat d’Espagne ainsi que plusieurs autres particuliers continuent de profiter de ce vide juridique et diriger la bourse du marché parallèle, et amasser de l’argent de change. Eux qui sont la seule alternative pour les citoyens
J.M

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