
La construction mixte et sa résistance aux catastrophes, a été au centre de débat à la deuxième et dernière journée de la 3e conférence internationale de la construction métallique et mixte (CICOMM’21), ouverte lundi à l’Université des sciences et de la technologie « Mohamed Boudiaf » d’Oran (USTO-MB).
A ce tire, Pr Abidellah Anis, enseignant à la faculté d’Architecture et de génie civil de l’USTO-MB, a indiqué que la construction mixte permet une optimisation des matériaux en permettant à chacun de travailler dans son domaine de fonctionnement optimum.
« Le béton est connu pour sa faiblesse en traction, mais son comportement en compression et son faible coût en font un matériau très usité dans nos constructions.
L’acier est, quant à lui, connu pour sa résistance importante à la traction », a-t-il souligné.
Selon lui, très peu de constructeurs et d’entrepreneurs en bâtiment en Algérie combinent ces deux matériaux pour la construction d’immeubles ou infrastructures et ils préfèrent le béton uniquement malgré qu’il soit un matériau très polluant.
« Nous voulons en tant qu’enseignants et chercheurs, à l’occasion de tels événements, les orienter vers ce mélange béton-acier qui a prouvé son efficacité et son endurance », a-t-il déclaré, soutenant que l’acier a une caractéristique très importante qui est sa recyclabilité.
De son côté, M. Dhionis Dhima, ingénieur en chef et expert au centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB de France), a mis l’accent sur l’introduction du bois, combiné au béton et acier dans la construction d’établissements recevant du public, d’immeubles d’habitation et d’immeubles de grande hauteur, en raison de son importante résistance au feu.
« Le bois transmet 10 fois moins vite la chaleur que le béton, 250 fois moins vite que l’acier, n’explose pas mais brûle en se consumant lentement, conserve plus longtemps que les autres matériaux ses capacités mécaniques et de portance », a-t-il souligné, déclarant « cela pourra être une très bonne chose pour prévenir des risques d’incendies et sauver des vies.
toutefois, il faut aussi penser à des solutions pour faire dégager rapidement la fumée de l’intérieur ».
Pour sa part, Pr.
Maamar Lahouari, enseignant à la faculté d’architecture et génie civil de l’USTO, a mis en exergue l’importance d’utiliser la combinaison béton-acier dans les opérations de renforcement et de réhabilitation du bâti et du vieux bâti dans les villes algériennes, appelant dans ce sens à impliquer les universitaires dans ce travail de réhabilitation.
En marge de cet événement, une convention de coopération été signée entre l’USTO-MB et KRCP consulting (bureau d’études et d’ingénierie base à Alger) pour faire bénéficier les étudiants de cette université de programmes et logiciels numériques dans le domaine d’architecture et génie civil.


