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Des questionnaires soumis aux citoyens pour les impliquer dans «l’assainissement» du secteur : la démarche novatrice de la commission des transports d’Oran

En soumettant aux usagers des transports en commun un questionnaire les exhortant à préconiser des solutions devant permettre d’améliorer les prestations de services offerts par les opérateurs du secteur, la commission de transport vient d’adopter une démarche novatrice à saluer. Cette nouvelle entité dont les missions sont dédiées à assainir ce segment d’activité tant décrié par les usagers, a été installé dernièrement.

Soutenue par des éléments des services de sécurité et des inspecteurs de la direction des Transports de la wilaya d’Oran, cette nouvelle entité procède depuis semaines à des contrôles pour établir un état des lieux sur tous les itinéraires du transport urbain et suburbain de la wilaya d’Oran, soit 42 lignes.
Il s’agit pour cette commission de rédiger en premier lieu un rapport sur la situation qui prévaut dans ce service public, tant sur la logistique que les stations modales de plusieurs lignes inter-wilaya, urbaines et semi-urbaines à Oran, à savoir celle d’El Bahia, Es-Sabah et l’USTO, à même d’améliorer l’offre de transport à Oran.
La commission entreprendra une campagne d’envergure, à travers de plusieurs sorties sur le terrain, devant permettre d’établir un état des lieux détaillé.
Outre les problèmes de voirie, le manque flagrant des abribus, des panneaux de signalisation, des feux tricolores et des parkings», qui rappelons-le, enregistrent un déficit important au niveau des différentes artères du groupement d’Oran.
Un manque qui se traduit négativement sur la qualité des services proposés quotidiennement aux citoyens, avait déclaré le wali, qui avait insisté sur la nécessité de revoir l’organisation de ce secteur d’activité.
Pour ce faire, ladite commission a soumis nombre d’usagers à un questionnaire axé sur leur expérience de ce service public.
Les entretiens menés auprès de la population apportent des renseignements quant aux comportements de mobilité, aux contraintes d’accès au centre urbain par ce service public pour les populations défavorisées.
À l’échelle de la wilaya d’Oran, un plan efficient du secteur des transports s’impose plus que jamais, exigeant une réorganisation du secteur en estimant que la configuration actuelle du transport urbain et semi-urbain ne répond plus aux besoins du secteur eu égard aux nouvelles agglomérations créées.
En ce qui concerne la surcharge constatée à certains arrêts, l’on citera quelques inepties, notamment, au rond-point d’El Morchid à l’est d’Oran, qui accueille les bus de 8 lignes.
Ceci débouche directement sur l’encombrement de la circulation au niveau de l’axe reliant le rond-point des HLM à Es- Séddikia et Bir El Djir et la pépinière fait-on remarqué.
Le plan du secteur des transports a été doté, l’année passée, d’une dizaine d’agréments destinés à soulager la pression sur les dessertes qui relient la commune de Misserghine, notamment le nouveau pôle Ahmed Zabana, à la ville d’Oran, où encore celui de Belgaïd.
Cette opération répond à l’une des préoccupations majeures des habitants du pôle urbain de Misserghine qui accueillent le plus important parc immobilier des programmes Aadl.
À Oued Tlélat, précisément à Douar Chekallil, les habitants souffrent d’un problème du transport, malgré un tronçon routier en très bon état, réalisé en 2021.
Pour le wali, il est impérative de résoudre la problématique de ce service public en mettant en oeuvre un programme pour un accès aux services pour les populations défavorisées installées en zones périurbaines, qui subissent les contraintes de mobilité les plus fortes.
Les recommandations du wali, en la matière, consiste à intégrer ces zones dans le plan de transport qui relie l’ancienne ville à la nouvelle ville d’Oran.
Oran, seconde métropole du pays, a connu une forte croissance démographique ces dernières décennies.
Dans un territoire urbain de plus en plus vaste, les extensions périurbaines non planifiées se sont multipliées.
Dans un contexte où les équipements, les emplois et l’offre de transports sont très insuffisants.
Rayen H

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