
L’eau est une richesse censée être protégée du gaspillage. C’est du moins ce que tentent de le faire comprendre les messages de sensibilisation, payés à coups de milliards de centimes par ceux qui sont responsables de cette richesse, de sa gestion, de sa distribution et de sa protection contre toutes les formes de gaspillage.
Cela est normalement la mission de la Société de l’eau et de l’assainissement d‘Oran.
Il faut préciser ici que cela n’est que sur le plan théorique car en pratique, la réalité du terrain laisse apparaitre le contraire, l’eau se perd sans que cela ne titille l’esprit de ceux qui sont censés la protéger de toute forme de gaspillage.
L’exemple le plus frappant de cette forme de laisser-aller, (ou laisser- faire c’est selon), les habitants de Haï El Yasmine, sur l’entrée est de la ville d’Oran, le vivent depuis des mois.
De l’eau potable, produite grâce à des millions de dinars qui se perd dans la nature depuis des mois.
Le hic dans cette histoire qui défie toute logique est que des équipes de la SEOR se sont déplacés sur les lieux pour constater les faits.
Et comble de l’ironie, la seule solution qu’ils ont trouvé pour régler cette situation était de couper l’eau, c’est à dire priver des centaines de familles de ce liquide nourricier.
Plusieurs habitants se sont déplacés vers les services techniques de cette entreprise, et plusieurs de ses agents se sont déplacés sur les lieux pour constater les faits, établir un diagnostic et procéder aux réparations.
Mais à ce jour rien n’a été fait et l’eau continue de couler et de s’écouler par les caniveaux pour aller grossir le flot des eaux usées.
C’est une situation que rien ne peut justifier ou excuser car il s’agit d’un laisser-aller et d’une dilapidation d‘une richesse nationale.
La production de l’eau coute de l’argent et sa distribution coûte autant.
Ne pas réparer une fuite qui dure depuis prés d’une année et un acte des plus répréhensibles car aucune justification ne peut l’excuser.
Et encore une fois, les habitants lancent un énième message aux responsables de la SEOR.
« Vos équipes ont relevé depuis plusieurs mois une fuite au niveau d’une rue perpendiculaire au boulevard des deux Lions non loin de l’entrée de la Mosquée de la résidence Hasnaoui. Ils se sont déplacés à plusieurs reprises sur les lieux sans procéder aux travaux de réparation, qu’attendent-ils ?»
Nassim B


