
La stèle installée au niveau du flanc sud du jardin Sidi M’hamed, à Oran, pour commémorer le 75ème anniversaire de l’arrivée, en mars 1939 des réfugiés espagnols en Algérie fuyant la guerre civile dans leur pays est dans un état de dégradation avancée.
En effet, cette stèle de forme trapézoïdale couverte d’un marbre blanc de qualité comporte le texte suivant écrit en quatre langues en l’occurrence, l’Arabe, Français, Espagnol et Anglais: «Cette stèle est dédiée à la mémoire des réfugiés républicains espagnols et, en reconnaissance au peuple algérien pour son accueil et sa solidarité ».
La stèle était entourée de chaînes de grosses dimensions, actuellement disparues favorisant ainsi les intrusions de chérubins surtout, qui n’hésitent pas à jouir de cette espace culturel et historique comme une aire de jeux.
Dommage, ce site devrait être un lieu de connaissances collectives et une attraction touristique attirant les touristes espagnols à la recherche de leur histoire, surtout que la ville côtière ibérique, Alicante en l’occurrence, n’est qu’à quelques minutes de vol ou quelques heures de navigation d’Oran.
C’est dire que ce monument a vraiment besoin d’un lifting urgent surtout que la saison estivale arrive à grands pas avec le débarquement de touristes nationaux et étrangers.
Pour ce qui est de l’histoire, cette stèle reflète également, le courage et l’épopée de l’équipage du bateau commercial, baptisé «Le Stanbrook», un bateau à vapeur de la marine marchande britannique célèbre pour l’action héroïque de son capitaine, Archibald Dickson, qui décide de sauver des familles républicaines piégées dans le port d’Alicante le 28 mars 1939, à la fin de la guerre d’Espagne et les emmena à Oran alors sous occupation Française.
Il faudrait mettre en relief, que la ville d’Oran avait accueilli, en mars 1939, le dernier bateau de réfugiés espagnols, le «Stanbrook », qui avait à son bord plus de 2.000 passagers.
C’est ainsi que la population algérienne s’était mobilisée dès l’arrivée des Espagnols, leur apportant vivres, eau et couvertures, alors que l’administration coloniale avait interdit le débarquement des réfugiés pendant plus d’un mois, citent les sources historiques.
Aribi Mokhtar


