
C’était l’un des points importants de son programme de campagne : renforcer la présence algérienne au sein des instances internationales, notamment la CAF.
Djahid Zefizef avait en effet déclaré lors de son intronisation à la tête de la FAF, en juillet dernier, qu’il comptait tout mettre en oeuvre pour reconquérir un siège au sein du Comité exécutif (COMEX) de la CAF.
Une feuille de route à laquelle le successeur de Charaf-Eddine Amara tient visiblement puisqu’il est officiellement candidat pour remplacer le Libyen Shalmani au seul siège «Nord-africain» désormais vacant.
Le Libyen ayant épuisé son mandat de quatre ans, un siège de la zone Afrique du Nord est donc désormais vacant et Djahid Zefizef compte tout mettre en oeuvre pour remporter le droit de siéger au sein du COMEX de la CAF, dont les élections sont prévues dans environs trois mois.
Le président de la FAF devra donc faire une campagne de lobbying pour battre Shalmani qui brigue un second mandat.
La mission du président de la FAF sera de détrôner le bourreau de Bahloul en 2019, à savoir le Libyen Shelmani.
Ce dernier avait battu, contre toute attente, l’actuel président de la Ligue régionale d’Annaba, qui a pourtant réalisé un score impressionnant.
Réussissant à réunir 24 voix, il a été battu par 3 à 4 voix.
Il faut dire que le Libyen n’est pas un homme fort dans la gestion du football, mais il a quand même gagné.
Des proches du mouvement affirment qu’il a bénéficié du soutien du Marocain Lakjaâ.
Ce dernier, qui a écarté Raouraoua en 2017, a tracé comme objectif de régner seul en homme fort dans la région.
Le seul homme qui l’aurait pu l’en empêcher, c’est le candidat algérien.
Il a donc tout fait pour que Bahloul ne soit pas élu.
Il a aussi fait beaucoup de pression, poussant Zetchi à se retirer en 2021, et ne se fera pas prier pour refaire le coup cette fois.
Avec Zefizef, ses relations sont au beau fixe avec plusieurs membres du Comex et les membres de l’AG qui auront la lourde tâche de voter le jour J.
Pour cette raison, il faudra faire preuve de beaucoup de prudence.
Zefizef a fini par accepter le challenge en déposant son dossier au niveau de l’instance africaine dans les délais, soit avant le 16 mars dernier, non sans avoir eu des garanties d’être soutenu par la diplomatie algérienne.
Il y aura donc du mouvement dans les prochaines semaines afin de gagner un maximum de voix, et essayer de prendre le dessus sur 2 adversaires, le principal, à savoir Shalmani, ainsi que l’omniprésent Lakjaâ.
En tout, le renouvellement du comité exécutif concerne 8 membres.
2 membres sont désignés et sont en fin de mandat, parmi eux Ahmed Ould Yahia, le Mauritanien qui est aussi le 2e vice-président de l’instance, ainsi que 6 autres membres élus, parmi eux Shalmani.


