
Les foyers du quartier «Les Amandiers» situé à l’Ouest de l’agglomération d’Oran sont souvent privés d’eau de robinet durant quatre jours, en ce mois de Ramadhan.
Ce n’est pas la première fois que ce quartier est privé d’eau durant une aussi longue période.
Les pénuries d’eau sont chroniques.
De son côté, la SEOR s’est engagée à améliorer la distribution de l’eau dans ce quartier.
Des directives fermes ont été données par la direction de cette société aux services techniques pour le règlement immédiat de ce problème.
Selon la SEOR, une fois la mise en service de la station de dessalement d’eau de mer à Cap Blanc attendue fin 2024, l’eau sera disponible 24 heures sur 24 à travers toute la wilaya d’Oran.
Lors de la pose de la première pierre de ce projet, dans la commune d’Aïn El Kerma, intervenue en juin dernier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a exhorté les responsables locaux de ne plus laisser la population sans eau au-delà de deux jours.
Le chef de l’Etat avait insisté sur «la nécessité d’assurer un approvisionnement régulier des citoyens en eau potable et d’éviter des coupures durant de longues périodes », affirmant qu’ «il est formellement interdit de couper l’eau durant deux jours successifs».
Le président Tebboune a estimé qu’il était du devoir des autorités concernées de «respecter leurs engagements vis-à-vis du citoyen» en ce qui concerne les programmes d’alimentation en eau potable.
Le Chef de l’Etat a estimé que «le citoyen n’exige pas des miracles» et qu’il «est préférable d’assurer un approvisionnement d’eau durant deux ou trois heures par jour plutôt que de la couper pour une longue période».
La station de Cap Blanc, dont les délais de réalisation ont été fixés à 28 mois, devra répondre, une fois opérationnelle, aux besoins de la région Ouest d’Oran.
Ce projet a été confié à des filiales du groupe Sonatrach telles que la société nationale de génie civil et du bâtiment (GCB) et l’Entreprise nationale de grands travaux pétroliers (ENGTP).
Cette station est la 5ème du genre après celles lancées dernièrement à Bejaïa, Boumerdes, Tipaza et El Taref, avec une capacité de production de 300.000 mètres cubes/jour chacune.
Cet important projet fait partie du programme complémentaire d’urgence adopté par les pouvoirs publics prévoyant la réalisation de 5 nouvelles stations de dessalement d’eau de mer.
Le problème sera-t-il définitivement réglé l’an prochain lorsque la nouvelle station de dessalement d’eau de mer de Cap Blanc (300 000 m3/j de capacité) entrera en service ? En attendant, une distribution équitable des ressources existantes est nécessaire pour ne pas que des quartiers ou des localités soient lésés par rapport à d’autres.
Ilyès N


