
C’est une véritable catastrophe qui vient de se produire au niveau du lac Telamine.
En effet et selon l’association à vocation environnementale, Chafi Allah, de protection de l’environnement et des animaux, plusieurs dizaines de flamants roses et de canards sauvages ont été retrouvés, hier matin, mort au niveau du lac Télamine, l’un des plus grands lacs du pays protégé par la convention internationale Ramsar, indique- t-on auprès de la même congrégation écologique.
Il y a lieu de noter que, les militants de cette association, après leur découverte, ont aussitôt avisé les autorités concernées (sécuritaires, Conservation des forêts, direction de l’Environnement et associations écologiques), lesquelles se sont déplacées sur les lieux et ont ouvert des investigations approfondies sur les causes ayant conduit à cette catastrophe écologique.
Il est à noter également que, selon la procédure légale, des échantillons d’eau dans différents points du lac en question devraient être prélevés ainsi que des examens approfondis sur les carcasses des oiseaux devraient être effectués par des vétérinaires dûment habilités.
Selon la même source, les oiseaux venus des contrées étrangères lointaines pour élire domicile dans le lac Télamine, et dont le plan d’eau chevauche plusieurs communes relevant des daïras de Oued Tlélat et Gdyel, ont été retrouvés morts, la plupart flottant sur les eaux très polluées de cette zone humide.
Situé dans une cuvette au sud de la ville de Gdyel, ce lac protégé est connu pour abriter la plus importante colonie de flamants roses, de cigognes et de canards de différentes espèces.
Très peu profond, son plan d’eau, possède une salinité très importante, et l’eau s’évapore en grande partie durant l’été.
Il faut préciser que le plan d’eau de cette zone humide provenant des oueds environnants et des hauteurs du Djebel El Kahr (Montagne des Lions) est très fortement pollué par les eaux domestiques des zones urbaines de Hassi Bounif, Hassi Ameur, Hassi Ben Okba , Hassiane Etoual à l’Ouest, Gdyel du côté oriental et surtout les rejets sulfuriques et chimiques provenant de la zone industrielle proche de Hassi Ameur qui se jettent dans ce lac se trouvant en amont de cette région citée .
«Jusquelà, les oiseaux s’étaient adaptés à ces conditions néfastes. On croit savoir que, à cause de la sécheresse qui sévit, les eaux s’évaporent rapidement, ne laissant que les liquides et les métaux lourds diluées et un fort taux de sel. Ces «résidus» deviennent donc mortelles pour toute la faune selon » explique un militant écologique.
Il y a lieu de rappeler dans ce contexte que recommandations ont été édictées par les autorités de la wilaya d’Oran et ce afin d’éradiquer les causes ayant généré cette catastrophe.
Et la meilleure solution avancée par les acteurs environnementaux, est celle bien entendu de l’édification d’une grande station d’épuration des eaux domestiques rejetée par les villes et localités limitrophes et surtout d’inciter les industriels basés au niveau de la zone industrielle de Hassi Ameur à mettre sur pieds leur propre station pour épurer les eaux usées.
Aribi Mokhtar


