
Pas de répit pour la sélection nationale de football. A peine rentrés de Douala (Cameroun), où ils avaient battu l’Ouganda (2-1) dans les éliminatoires de la CAN 2023, les Verts sont de nouveau appelés à se produire mardi soir (20h) au stade 19- Mai-1945 d’Annaba, en affrontant la Tunisie en amical. Un test grandeur nature pour le onze algérien car depuis la fameuse opposition perdue contre la Suède (2-0) au mois de novembre 2022 à Stockholm, les Riyad Mahrez et consorts n’ont plus affronté un adversaire d’envergure.
C’est dire que ce rendez-vous face à l’actuelle 3e meilleure équipe africaine devrait servir de «test révélateur » pour cette EN version Belmadi, en pleine reconstruction faut-il le rappeler, quant à ses réelles capacités. Certes la sélection tunisienne renforcée par toute son armada de joueurs de talent y compris le mancunien de Manchester United, Hannibal Mejbri, se présente comme un véritable ogre du football continental, mais cela ne diminue en rien de l’ambition des Fennecs de démontrer que l’Algérie a retrouvé son aura une année après le fiasco de la CAN 2021 et la triste élimination en barrages de la Coupe du monde 2022 face au Cameroun.
En tout cas, au-delà du résultat technique, ce derby maghrébin devrait permettre à Djamel Belmadi de poursuivre sa revue d’effectifs amorcée déjà dimanche face à l’Ouganda, dans sa quête de «reconstruire un groupe fort et compétitif ». « Cette fenêtre internationale se trouve en plein milieu des vacances pour certains. D’autres, comme Zerrouki, Touba, et Mahrez sont encore en compétition.
Cette date FIFA n’est jamais évidente, c’est pareil pour toutes les sélections », avait d’ailleurs, expliqué le driver national avant le déplacement à Douala avant de poursuivre :«Le programme des matchs est compliqué. Il n’y a que deux jours entre les deux rencontres, il est évident que je jouerai avec deux équipes différentes. Si vous observez les différents regroupements, vous voyez que je change beaucoup. Pour le dernier regroupement (à l’occasion de la double confrontation face au Niger en mars, NDLR) entre la première rencontre à Alger et la seconde en Tunisie, je n’ai laissé que Mahrez, Bennacer et Delort qui avaient débuté à Alger».
Ainsi, il est plus que probable de voir des joueurs comme Mustapha Zeghba, Kevin Guitoun, Mehdi Leris, Aissa Mandi, Amine Tougai, Ahmed Touba, Ramiz Zerrouki, Haris Belkebla, Fares Chaibi, Baghdad Bounedjah, absents contre l’Ouganda, figurer dans le onze de départ algérien lors de ces retrouvailles avec la Tunisie, tout comme les Bentaleb, Mahrez, Aouar, Slimani ou encore Benrahma, incorporés en cours de jeu. En face, les Tunisiens se réjouissent déjà de cette opposition de prestige face au voisin algérien. «Un match contre l’Algérie, c’est toujours spécial, et nous sommes liés par des relations historiques», a estimé le président de la Fédération tunisienne de football (FTF), DrWadie El Jary, samedi à l’arrivée des Aigles de Carthage à Annaba, immédiatement après leur défaite à Malabo (0-1) contre la Guinée Équatoriale dans le cadre des éliminatoires (Gr J) de la CAN- 2023, reportée à 2024. Mais, précise-t-il : «Un match de football est une occasion de préparer les prochaines échéances sportives», faisant allusion notamment à la CAN- 2023, qui se déroulera entre janvier et février 2024 en Côte d’Ivoire.
A noter que cette rencontre sera dirigée par un trio d’arbitres mauritaniens. Il s’agit du directeur de jeu, Abdelaziz Bouh qui sera assisté de Hamedine Diba et Brahim Salem Hmade.


