
La lutte contre le commerce informel et toutes les violations des lois en vigueur reprend de plus belle à Oran, à la faveur des sorties de contrôle et d’inspection de la commission communale de la santé et de l’hygiène.
Ces derniers jours, ladite commission sillonne les quartiers du secteur urbain El Mokrani et ses nombreux boulevards commerciaux comme Choupot et Maraval.
Au niveau de la rue Soufi Zoubida, les contrôleurs ont mis en demeure les commerçants grossistes qui étalent leurs marchandises sur les trottoirs privant les piétons de cet espace public.
Les membres de la commission dont des représentants de l’association de protection du consommateur (APOCE) ont relevé plusieurs dépassements concernant les produits alimentaires qui sont exposés aux rayons de soleil.
La descente s’est soldée par la saisie de 5 tonnes de denrées alimentaires impropres à la consommation qui s’ajoute aux 10 tonnes saisies la veille, indique-t-on.
Les mises en demeure de la commission seront suivies d’opérations de contrôle de l’exécution des instructions et devront être assorties de sanctions susceptibles d’être infligées aux commerçants récalcitrants, a-t-on fait savoir de même source.
La rue Soufi Zoubida, à Maraval, connait une anarchie indescriptible à cause du nombre des commerçants grossistes qui exercent et le nombre des camions et des voitures qui empruntent cette rue pour déposer la marchandise.
Plusieurs tentatives visant à délocaliser ces commerçants vers des lieux aménagés ont été vouées à l’échec face au refus des marchands d’abandonner ce boulevard à très forte densité de locaux commerciaux.
La lutte contre l’informel et le squat des espaces publics constitue un défi pour les responsables de l’APC qui, certes, déploient des efforts louables, mais qui se heurtent à des entraves bureaucratiques qui font que les décisions de fermeture ou de démolition ne sont pas exécutées.
Ce qui laisse les choses en leur état.
La commission de la santé et de l’hygiène elle-même fait face à une campagne de déstabilisation, avec de nombreuses plaintes et de recours contestant ses prérogatives dans le contrôle, alors que c’est le droit d’une commission communales d’instaurer l’ordre et de veiller sur l’application des lois de la République dans son territoire administratif.
J.M


