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Oran : à quand la démolition des immeubles désaffectés de Saint Pierre ?

L’opération d’expulsion des squatteurs d’immeubles désaffectés du centre-ville tant annoncée tarde à se concrétiser, notamment au quartier Saint- Pierre, où des familles ,mais aussi souvent des squatteurs «professionnels», ont réoccupé illégalement certains immeubles menaçant ruine et évacués de leurs propriétaires initiaux relogés au niveau des nouveaux programmes immobiliers dans le cadre de l’opération de résorption de l’habitat précaire RHP.

En effets, l’opération d’expulsion systématique des squatteurs d’immeubles désaffectés a été prise depuis belle lurette, mais n’a pas encore reçu le feu vert, pour des raisons demeurant obscures, a-t-on appris de sources crédibles.
Déjà, ces immeubles vacants représentent, en plus de leur fragilité une menace pour les édifices de proximité, sont sources également d’ennuis pour les riverains, d’autant que des délinquants notoires ont pris places à l’intérieur de ces édifices pour la plupart ayant plus d’un siècle d’âge.
Il est observé, en effet ces dernières années que, après que les immeubles cités aient été évacués, d’autres squatteurs dont certains seraient des délinquants notoires, selon les riverains, détruisent les fermetures érigées en béton et prennent «possession» des lieux dans l’espoir de bénéficier d’un hypothétique relogement.
Face à la persistance de ce phénomène, d’aucuns parmi les citoyens estiment que l’erreur commise par les autorisés est de ne procéder à la démolition systématique de ces immeubles désaffectés, comme cela avait été préconisé il y a une quinzaine d’années.
Il est par ailleurs inutile de rappeler que les occupants illégaux de ces bâtisse mettent leur vie et celle de leurs familles en danger.
Certains mêmes, prétendent avoir acheté les habitations précaires qu’ils occupent auprès de certains squatteurs qui écumant les lieux avant leur arrivée.
Actuellement, ces immeubles désaffectés et occupés encore une fois, représentent un véritable péril pour les familles qui s’y sont installées.
Les indus occupants se sont autoproclamés maîtres des lieux, en opérant de nouvelles connexions aux réseaux de SEOR et SONELGAZ en se servant gratuitement de l’électricité et de l’eau potable et transformant le quartier en une véritable arène pour des guerres de clans.
Il convient de rappeler encore une fois que, ces squatteurs participent au rallongement de la liste des demandeurs de logements.
Les services administratifs de la daïra d’Oran devraient sévir et réprimer ce genre de dépassements en faisant évacuer et en démolissant une fois pour toutes ces immeubles, qui risquent de s’effondrer à tout moment.
Les assiettes récupérées pourraient être vendues aux plus offrants et les recettes injectées dans le budget étatique.
Cela pourrait servir à construire d’autres projets immobiliers.

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