
Le service des UMC réorganisé pour une meilleure prise en charge
Depuis le mois de Juillet à ce jour, pas moins de 1000 cas d’intoxications alimentaires et de gastro-entérites ont été déclarés aux urgences médicales des établissements hospitalier universitaire «1er Novembre et CHU d’Oran».
Ces infections sont causées principalement par des aliments infectés par des microbes, en raison de l’absence de la moindre règle d’hygiène alimentaire.
Les intoxications alimentaires ont de tout temps constitué un sérieux problème de santé publique, de par leur lourde prise en charge nécessitant une forte mobilisation du personnel et d’importants lots de médicaments, surtout au cours de l’été où ces dernières ont tendance à se multiplier davantage.
Ces infections, touchant plus particulièrement à l’appareil digestif sont causées souvent par l’ingestion d’aliments souillés par des microbes, suite à l’absence totale des règles élémentaires d’hygiène alimentaire, tels que le lavage des mains, l’entretien des ustensiles, le mode de préparation où aucune norme d’hygiène ne semble être respectée.
Citons, entre autres, également, le non-respect de la chaine de froid pour certains produits alimentaires nécessitant une température de conservation assez stable, et un stockage conforme aux règles d’hygiène en usage de par le monde.
La négligence des règles citées génère souvent la multiplication de germes nocifs sur le produit alimentaire qui est souillé à son tour et devient impropre à toute consommation humaine.
Les produits alimentaires qui demeurent souvent à l’origine des intoxications alimentaires sont particulièrement les glaces, les viandes hachées mal conservées.
Notons, que certains poissons dont la fraicheur est mise en cause, et également les oeufs et le lait, ainsi que ses dérivées mal conservés sont aussi des facteurs d’intoxications alimentaires.
Le risque d’intoxication alimentaire s’accentue en période estivale à cause de la forte chaleur qui favorise le développement et la multiplication des microbes sur les aliments très mal conservés et mal préparés.
Malheureusement, la consommation de ce genre d’aliments dangereux s’élève en été, sur les plages et lors des fêtes familiales où certains repas collectifs sont servis sans veiller aux règles d’hygiène en usage.
En matière de prise en charge, une approche se base sur la réorganisation des accès des malades aux UMC, l’exploitation des espaces, la réhabilitation du matériel et la valorisation du travail du personnel, une vision qui pourrait améliorer le travail de cette structure et assurer des prestations rapides et de qualité aux patients.
Et pour une meilleure prise en charge, il a fallu une réorganisation des UMC, leur équipement, le renforcement du personnel médical et paramédical, la valorisation de leur travail, pour garantir de meilleurs services.
Selon nos sources au service des urgences médicochirurgicales de l’EHU du 1er Novembre, il était nécessaire de repenser l’organisation de manière à minimiser le temps et les moyens à mobiliser pour une meilleure fluidité, «d’où la création d’un circuit du patient».
Constat unanimement relevé par les professionnels, les UMC faisaient face quotidiennement à un flux important des malades et leurs accompagnateurs de tous bords.
«Avec les moyens et le personnel disponibles, on espère une meilleure prise en charge des cas que nous recevons pour leur assurer les soins nécessaires et éviter toute complication en cette saison chaude », ont indiqué des sources de ce service.
Rayen H


