
Il a fait partie de la pléiade de footballeurs qui ont fait la renommée du Chabab Riadhi, de Témouchent, aux côtés de Omar Sikki, Djems, Bennouar, Moulay, Chouiref, Benaissa et consorts.
La grande équipe des années 60 et 70 redoutée par les meilleurs clubs du pays, qui craignaient d’évoluer sur les terres Témouchentoises. Le rouquin qui virevoltait au milieu du terrain prenant de vitesse ses adversaires, et qui excellait dans les passes décisives c’était bien lui, Berrichi Ahmed le bien nommé.
Enfant de Sidi Saïd, faubourg jouxtant le stade Embarek Boucif, d’Ain Témouchent, Abdelkader de son deuxième prénom, fit ses premières classes au sein de l’école de l’’USSCT entraînée à l’époque par l’international français Sauveur Rodriguez.
Le jeune Berrichi doué de qualités techniques remarquables gravira les échelons en catégorie Junior.
Agé de 17 ans, il est proposé pour le concours du jeune footballeur disputé chaque année à Oran.
Il se révèle très productif sur les actions de relance et c’est tout naturellement qu’il se retrouve en équipe fanion.
Sous la houlette de Salem, Chibani, Gorine et d’autres mentors, il progressera et rendra d’éminents services au club qui lui confiera par la suite la gestion du cercle sportif, au vu sa situation sociale.
Ahmed Berrichi ne jouira pas longtemps de ce job, puisqu’au début des années 2000, la Wilaya démolira le cercle des supporters sévèrement touché par un séisme une année auparavant.
A sa place on édifiera une maison de l’artisanat et curieusement les responsables ne songèrent point à doter le club du CRT d’un foyer de remplacement.
C’est ainsi que Berrichi est contraint au chômage.
Plusieurs années s’écoulent quand il commence à ressentir des douleurs d’origine neuropathiques aux jambes.
Les hospitalisations et traitements se suivent, jusqu’au jour où il fallait passer par l’amputation d’une jambe puis de la deuxième.
Aujourd’hui Ahmed Berrichi, alias Abdelkader, vient d’entamer ses 80 ans entouré de l’affection de sa famille et de ses enfants qui lui apportent aide et assistance.
Il reste que dès que l’on évoque devant lui son club de toujours, le CR Témouchent et ses anciens compagnons de jeu, la plupart disparus, l’ancien attaquant est envahi par l’émotion.
Une fin de vie douloureuse pour ce gars d’une grande gentillesse qui n’a pas eu l’hommage qu’il mérite.
Qu’attendent les dirigeants du CRT et les autorités sportives, de la cité, pour lui organiser un petit jubilé ou une cérémonie digne de son éloquent passé sportif ? Un match gala dont la recette irait au fidèle serviteur du club Ahmed Berrichi.
Ce faisant lui permettre également de s’offrir un fauteuil électrique, plus adapté à son handicap.
Une contribution financière dans la situation qui est la sienne ne serait pas de trop.
L’appel est lancé aux dirigeants du CRT et à leur tête le dynamique Talbi Houari.
Aux élus de l’APC et de l’APW ainsi qu’à la grande famille du Football.
Saïd Mouas


