
Souvent, face à certaines affaires administratives insolites, pour ne pas dire ridicules, le citoyen se pose, à juste titre, la question sur l’utilité de l’informatique dans nos institutions, surtout lorsque la question concerne une personne décédée pendant le mois de décembre 2020, et ce suite a une longue et lourde maladie, qui est « convoquée» à se présenter le 25 octobre 2023 au service d’une agence de la CNAS pour un contrôle médicale, munie des pièces justificatifs relatives à sa prescription médicale du 22/02/2017.
Très étonné et surtout choqué, son époux dira que le message reçu sur son téléphone portable a ravivé en lui la forte et profonde douleur de la lourde maladie de son épouse et de sa souffrance, ainsi que de la souffrance de son entourage.
La défunte, qui était atteinte de cancer auquel s’est ajouté le diabète, avant d’être victime d’un AVC qui l’a paralysée pendant cinq années avant qu’elle ne rende l’âme.
« Une souffrance que j’ai dû supporter seul sans aucune assistance pendant seize longues années», dira notre source, avant d’ajouter: «lorsque j’ai lu le SMS de la CNAS, j’ai ressenti une profonde douleur, il s’agit d’un douloureux souvenir qui somnolait au plus profond de moi.
Pourtant, juste après son décès en décembre 2020, je me suis déplacé à l’agence de la CNAS ou j’ai remis l’acte de décès et où j’ai rendu la carte Chifa.
En principe, son dossier médical est clos après la remise de ces documents du fait que nous sommes à l’ère de l’informatique, et que la mort à elle seule justifie que la défunte était bel et bien malade».
L’époux qui se demande si c’est possible qu’en 2023, un patient puisse justifier un acte médical du mois de février 2017, alors que les ordonnances sont remises au pharmacien pour obtenir les médicaments.
«Il faut dire que la prise en charge des patients est beaucoup plus lourde pour ses proches ; j’avais à débourser la somme de douze mille dinars par mois uniquement pour l’achat des couches et des lingettes, sans compter les analyses médicales et les examens radiologiques qui se pratiquaient chez le privé à coups de milliers de dinars, tels que les scanners et les IRM, au point où les proches parents sont dépouillés.
Est-ce que cela ne suffit pas», s’interroge ce père de famille au bord de la colère, qui a décidé de se rendre le jour «J» à la CNAS muni de l’acte de décès de son épouse appuyé par un certificat de constations de décès du service des urgences médicales de l’EHU et d’une autorisation d’inhumer, pour confirmer le décès de son épouse et l’adresse du cimetière.
A. Bekhaitia


