
Un déjeuner de presse s’est tenu à Paris, en présence de Coralie Marjollet, présidente de l’association IMAGYN, et du Dr Enrica Bentivegna, chirurgienne spécialisée en chirurgie cancérologique gynécologique et mammaire à l’hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP).
- Céline Chauleur, chef du service Gynécologie-Obstétrique au CHU de Saint-Étienne, a opéré hier sa première patiente avec le robot da Vinci Single Port dernière génération.
- « L’un des objectifs de la médecine actuelle est de donner le meilleur accès à des soins de qualité pour toutes les femmes. »
- « Cela change complètement la donne, surtout dans les opérations longues et complexes. Nous opérons mieux, plus précisément, et dans de meilleures conditions », a-t-elle ajouté.
L’événement a mis en avant les avancées remarquables de la chirurgie robotique, en particulier son impact sur la santé des femmes. À l’approche de 2025, cette technique chirurgicale promet de redéfinir la chirurgie gynécologique, la rendant plus précise et moins invasive, avec de réels bénéfices tant pour les patientes que pour les chirurgiens.
La chirurgie mini-invasive, un atout pour les patientes
« Il faut oser parler des cancers gynécologiques. En osant en parler autour d’elles, les femmes pourront avoir des conseils de spécialistes. Elles sauront que dans les centres experts, elles bénéficieront de ces dernières avancées technologiques et que ces robots chirurgicaux existent ! », a expliqué Coralie Marjollet. Grâce à la technologie de pointe des robots chirurgicaux, (qui je précise, sont présents dans tous les hôpitaux de l’AP-HP) les patientes bénéficient aujourd’hui d’un suivi optimal et de traitements moins traumatisants. Ce qui permet aux chirurgiens formés d’effectuer des interventions complexes avec des incisions réduites, minimisant ainsi les douleurs post-opératoires et favorisant une convalescence plus rapide.
À titre comparatif, l’endométriose, dont la prise en charge chirurgicale est quasi-similaire à celle d’un cancer gynécologique. « Cette maladie attaque les organes adjacents. Le type de dissection, de gestuelle chirurgicale est exactement la même (qu’en oncologie) et je dirais même que pour certains endroits c’est encore plus difficile que la chirurgie oncologique parce qu’on se doit de préserver les organes. Alors que dans la stratégie oncologique, nous ne pouvons pas laisser en place l’organe qui est malade. Dans le cas de l’endométriose, l’utérus peut avoir des tâches d’endométrioses ou sur d’autres endroits et nous nous devons de le préserver. L’aide de la chirurgie robotique est alors extrêmement importante pour ce type de pathologie comme pour une autre pathologie bénigne qui est très fréquente comme les fibromes utérins (utérus polymyomateux). Ces fibromes sont des « boules » de muscles bénins qui se développent dans l’utérus et peuvent se localiser avec différentes épaisseurs, différentes taille (jusqu’à 10 ou 20cm) de l’utérus : au sein du myomètre, à l’extérieur de l’organe en ayant une petite attache… » Dans ces conditions le robot se révèle très intéressant : « Grâce à la possibilité de pouvoir contourner l’organe, de faire des gestes très précis cela nous permet aujourd’hui de retirer de volumineux utérus tout en utilisant de toutes petites incisions. »
« La prise en charge chirurgicale d’une pathologie gynécologique doit se faire dans un centre expert équipé des dernières technologies », a rappelé la présidente de l’association IMAGYN. Grâce à cette vision, la chirurgie robotique permet d’intervenir avec une précision exceptionnelle, essentielle dans les cas où il est primordial de préserver les organes adjacents, comme c’est le cas dans l’endométriose ou lors de l’ablation de fibromes utérins.


