
« Douar Grava » est un coin méconnu de la majorité des oranais. Et pourtant c’est un site qui est adossé à la ville d’Oran, dans le secteur urbain Bouamama et qui abrite 320 familles qui vivent des conditions difficiles dans un bidonville, le plus vieux peut être de la wilaya.
Ceux qui le connaissent le désignent sous le vocable de Douar Haï Khemisti. Ces familles recensées comme vivant dans un habitat précaire, nagent en hiver en pleine gadoue et en été souffrent de la poussière, des insectes nuisibles, des rats et des reptiles. C’est un coin qui ne semble pas touché par la dynamique de modernisation que connait la ville et qui a permis, grâce aux instructions du wali M. Said Sayoud, d’éradiquer plusieurs points noirs et d’offrir à des familles des logements décents.
« Nous vivons l’hiver dans le froid, les pieds plongés dans la boue et Les infiltrations des eaux de pluie dans nos habitations. L’été, nous sommes confrontés au danger des rongeurs et des reptiles. Notre bidonville est coincé au milieu de cité Aadl et c’est ce qui le rend peu connu des oranais. On manque de tout et notre seul souhait est de vivre sous un toit dans des logements décents », ont indiqué des familles que nous avons rencontrées. Ces dernières affirment qu’elles ont été recensées et qu’elles n’attendent que l’annonce de leur prochain relogement. Tous les responsables du secteur urbain Hai Bouamama, sont au courant du calvaire que vivent ces familles, mais l’attente a trop duré et les dernières pluies qui se sont abattu sur Oran, ont poussé encore plus ces familles dans le désespoir.
« M. Said Sayoud, lors d’une visite pour le choix de terrain pour la réalisation d’une école primaire destinée aux élèves de la nouvelle cité Aadl, a ravivé notre espoir en nous affirmant que nous serons touchés par une prochaine opération de relogement. Il est notre ultime « espoir », affirment ces familles qui ne manqueront pas de rappeler que la pluie qui s’est abattue sur Oran, dans la nuit de vendredi à samedi a provoqué des infiltrations dans leurs habitations précaires et des inondations.
« Environ une heure de pluie a été un calvaire pour nous. Comment sera alors l’hiver si on le passe sous nos masures », notent ces familles. Leur espoir aujourd’hui réside dans la promesse du wali, qui s’était entretenu avec des femmes habitant ce douar, dans un esprit détendu et courtois en leur affirmant avec le sourire qu’elles ne seront pas oubliées et qu’elles seront les prochaines bénéficiaires d’une opération de relogement, « sitôt les familles de Ras El Aîn relogées », leur a-t-indiqué.
Nassim B.



