
A Hassi Ameur, commune de Hassi Bounif, le visiteur non averti qui rend visite à un proche parent au niveau de la cité des 200 logements sociaux, ou au niveau de la cité des 128 logements CNEP, et de la cité CNL, va sûrement être surpris par les milliers de tonnes de gravats qui couvrent plusieurs hectares au milieu de ces cités. Il ne manquera sûrement pas de penser qu’un terrible séisme a frappé cette zone.
En effet, dans le cadre de la lutte contre les constructions illicites, en date du 8 juillet dernier, à Hassi Ameur, une importante opération de démolition a touché 314 baraques après le relogement des familles qui occupaient le bidonville qui était situé en plein coeur de trois cités, a savoir : la cité des 200 logements sociaux, la cité CNL, et la cité des 128 logements CNEP. Malheureusement, à ce jour, les tonnes de décombres résultants de cette démolition couvrent un terrain de plusieurs hectares, ce qui fait craindre le pire aux chefs de famille de ces cités. « La logique veut que lorsqu’il y a démolition à l’intérieur d’un site habité, les gravats doivent être enlevés dans les plus brefs délais, afin d’épargner des risques et des dangers aux habitants. Malheureusement, ce n’est pas le cas dans notre cité, et cela ne semble inquiéter aucun responsable, alors que cette démolition a eu lieu depuis plus de trois mois », affirme un groupe d’habitants, ajoutant : » sous ces tas de gravats prolifèrent des meutes de rats. Il existe des fosses septiques, les enfants qui par curiosité se promènent dans ce site risquent de se retrouver au fond de l’une d’elles. En plus de cela, ces gravats polluent notre environnement et empoisonnent notre vie. D’ailleurs vous avez vous-même constaté comment sur le chemin de l’école, des enfants s’abreuvent à partir d’un tuyau raccordé illicitement au réseau de l’AEP qui alimentait les baraques », affirment ces chefs de familles, qui considèrent cette inadmissible situation comme un manque de considération à leur bien-être et à leur sécurité.
A. Bekhaitia


