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Nouvel an amazigh 2975 : Yennayer célébré dans les établissements scolaires

Le Nouvel An amazigh 2975, Yennayer a été célébré, cette année, d’une manière très festive dans les établissements scolaires de la wilaya d’Oran.

Cette célébration qui s’est déroulée, jeudi, a été marquée par de festives animations traditionnelles et des expositions au cours desquelles les élèves ont présenté divers types du riche patrimoine algérien.
Vêtus d’habits traditionnels, les élèves ont célébré cette fête ancestrale par des chants et de la musique.
« Cet événement a été célébré dans les écoles primaires Bensamain Boumediene, Benabbou Abdelkader, Baraoui Marzouk, Boukhari Abdelkader, Mazari Mohammed, Benaribi Saleh, Benali Safia, Fallah Abdelkader et Hafsaoui Larbi », a indiqué la direction de l’Éducation de la wilaya d’Oran.
Les collèges d’enseignement moyen ont aussi célébré cette fête ancestrale à l’image du CEM Boumeddal Abed, El Abdi Bouznad, les soeurs Benslimane et Belhassen El Houari.
Comme chaque année, l’avènement du nouvel an amazigh est marqué par une célébration haute en couleur à El Bahia.
Fidèles à la tradition, les familles oranaises ont célébré, Yennayer.
Les oranaises et les oranais sont fiers de leur identité plusieurs fois millénaire.
Yennayer est une fête populaire : Que ce soit à M’Dina Djedida, la rue des Aurès ou dans tous les marchés populaires de la capitale de l’Ouest du pays, les étales ont rivalisé en fruits secs, notamment noisettes, noix, arachides, figues sèches et autres noix de cajou pris d’assaut.
Toutes les familles ont accueilli la fête de Yennayer dans une ambiance très conviviale avec notamment la préparation de plats traditionnels.
Des repas copieux symboliques sont servis en famille.
Synonyme de pluralité, de diversité et de richesse identitaire de l’Algérie, Yennayer, est le premier jour de l’an du calendrier agraire utilisé depuis l’Antiquité par les Amazighs à travers l’Afrique du Nord.
Sur le plan institutionnel, Yennayer a été classé en 2005 dans la banque de données qui compile le patrimoine national immatériel à protéger et à promouvoir.
Des historiens, des anthropologues, des sociologues et des chercheurs de divers horizons ont élaboré différentes procédures pour la reconnaissance par l’Unesco de cette fête comme patrimoine immatériel de l’humanité.
La procédure vise à classer cette fête de Yennayer en tant qu’événement calendaire et rite agraire ayant des aspects culturels, sociologiques, anthropologiques, historiques et identitaires.
Ce classement permettra à Yennayer d’avoir une lisibilité à l’échelle internationale.
C’est l’une des fêtes les plus anciennes de l’humanité encore célébrée.
Géographiquement, c’est la fête la plus partagée en Afrique, de l’Egypte aux côtes atlantiques, des îles Canaries jusqu’au Mali.
Yennayer est un événement à saisir à plusieurs niveaux : dans sa dimension éducative, sa portée historique (calendrier agraire), sur un plan patrimonial de cohésion sociale, ses déclinaisons scientifiques et pédagogiques, ses expressions culturelles et festives.
Yennayer a sédimenté à travers le temps des rites agraires adossés à des productions artistiques, festives et gustatives, dans toutes les régions du pays, dans la diversité des pratiques locales mais néanmoins exprimés dans une unité de sens tout à fait remarquable : solidarité, joie et partage.

Ilyès N.

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