Jusque-là, tout s’est bien passé pour Vladimir Petkovic sur le banc de l’Algérie sur lequel il a été intronisé en mars écoulé. A cette période de l’année, il avait repris une sélection au bout du rouleau et sonnée par l’élimination précoce (premier tour) à la CAN-2023, la deuxième après celle de l’édition 2021.
A cette période, il y avait le mois de ramadhan qui a coïncidé avec le tournoi FIFA Series 2024. Les matchs, face à la Bolivie et l’Afrique du Sud, de cette compétition étaient sans enjeu réel. Et la donne sera contraire pour mars prochain avec des rendez-vous capitaux que les Verts devront négocier en plein mois sacré.
Après avoir validé, tout en maîtrise, sa présence à la CAN, l’équipe nationale est désormais tournée vers la prochaine date FIFA de mars. Ce rassemblement, qui marquera la (pour)suite des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, interviendra en plein mois de ramadhan. Une situation à laquelle Vladimir Petkovic, sélectionneur national, n’a jamais été vraiment confronté par le passé. Malgré cela, il devra composer avec.
Tout ne sera donc pas facile pour les Fennecs. Particulièrement sur le plan athlétique quand on sait l’impact que peut avoir le jeûne sur les organismes. Les craintes concernent surtout le déplacement à Gaborone pour croiser le fer avec les Botswanais connus pour leur agressivité. On a déjà pu voir ça du temps de Djamel Belmadi avec un succès très compliqué et dans la tension signé Youcef Belaïli grâce à un corner direct sur une pelouse sur laquelle il était difficile de jouer.
Il est quasi-évident que l’adversaire de l’EN voudra jouer en plein après-midi. Ainsi, il mettra ses chances de côté et tentera de surprendre les Verts. Ces derniers risquent fortement de connaître des difficultés à répéter les efforts sous la chaleur et l’humidité. L’aspect diététique sera très important pour préparer ces deux sorties à venir. Notamment pour ce qui est de la récupération et la manière avec laquelle se ressourcer pour tenter d’avoir du jus le jour “J”.
A ce propos, Petkovic avait indiqué, en mars écoulé, qu’il vient « d’un environnement où je vivais avec le mois de ramadhan, j’y suis habitué. Il y aura un programme adapté ». Il faisait référence aux joueurs musulmans qu’il a pu entraîner. Toujours est-il que ce n’est pas comme avoir tout l’effectif qui est concerné par l’observation du jeûne avec un impact non-négligeable sur le rendement.
Le voyage au Botswana ne s’annonce pas de tout repos. En tout cas, il sera certainement plus complexe que la seconde partie contre les Mozambicains qui se déroulera certainement en nocturne après le Iftar. Elle présentera donc moins de risques que la première sortie même si on peut penser qu’une journée de jeûne peut laisser des séquelles sur le corps. Petkovic et son staff devront “dealer” avec ce paramètre qui pourrait rendre ces deux examens plus compliqués que prévu.


