
La nouvelle génération est de plus en plus accro à Internet. Si tout le monde s’accorde sur le fait que les enfants doivent être accompagnés sur le web, la vérité est souvent bien différente.
C’est ce qui ressort de la campagne de sensibilisation, organisée à Oran à l’occasion de la célébration de la Journée internationale pour un internet plus sûr, contre l’utilisation à outrance sous le slogan ‘’Protégeons nos enfants par une navigation plus sécurisée’’.
L’événement cette année a vu le lancement par Algérie Télécom et l’Institut national de recherche pédagogique d’une caravane nationale de sensibilisation contre les dangers d’internet dans les établissements scolaires, à l’image du ‘’Lycée Lotfi’’ et du CEM Tandjaoui’’.
D’autant que l’activité cette année a été également marquée par le lancement de la première plateforme numérique baptisée «FamilySafe» dédiée aux parents afin de mieux sensibiliser leurs enfants contre les dangers cybernétiques. Si l’entrée en sixième est souvent l’occasion d’avoir son premier téléphone portable, la génération Z est née avec le numérique.
Même si la plupart des parents arrive à respecter le « pas d’écran avant 3 ans », ils laissent à partir de là une liberté grandissante à leurs enfants fascinés par ces appareils qui accaparent tant l’attention des adultes. Nos enfants vont sur Internet plus tôt, de plus en plus seuls et donc sont logiquement plus à risques.
Au-delà du danger représenté par des contenus inappropriés, voire perturbants, il y a des risques de cyber harcèlement. En parallèle, il ne faut pas négliger les conséquences sur le développement cognitif de l’enfant trop souvent bloqué derrière un écran.
Se munir d’un contrôle parental est donc essentiel dans le développement la sécurité de l’enfant. Bien souvent on peut trouver sur la toile des vidéos en ligne destinées aux adolescents mettant en avant des prouesses physiques dangereuses.
Ou des conseils sur les régimes potentiellement dangereux dans des blogs tendance ou encore des incitations à publier des photos de soi compromettantes. Un jeune sans le recul nécessaire peut prendre au premier degré une vidéo d’insultes entre rappeurs célèbres et chercher à les imiter, ou bien s’affamer pour suivre une tendance de beauté irréaliste. Il faut garder de la distance et ne pas toujours s’inspirer de ce qui est souvent « un mauvais exemple ».
« Les risques numériques augmentent, ce qui nous oblige à adopter une approche préventive et proactive qui assure la protection des citoyens, en particulier des groupes vulnérables comme les enfants », a souligné un cadre de la sureté de wilaya qui est partie prenante de cette initiative avec la société Algérie Télécom.
Mettant l’accent sur les progrès significatifs qu’enregistre l’Algérie en matière d’expansion de l’utilisation d’internet, les initiateurs de cette campagne ont fait part de l’élaboration d’un plan national dont le principal objectif porte sur une sensibilisation massive contre les dangers multiformes pouvant découler de la navigation sur la Toile. Ce plan conçu et réalisé par les experts du ministère de la Poste et des Télécommunications se décline en quatre axes.
Il est question des aspects liés à l’utilisation d’internet par les enfants, de la fraude électronique et des moyens d’y faire face, des risques d’utilisation abusive des réseaux sociaux en matière de protection des données personnelles, ainsi que des défis liés à la vie privée et à la sécurité. Ceci pour dire que la menace que représente l’utilisation d’Internet et un danger réel en Algérie. Chaque année, on recense des centaines d’affaires traitées, dans le sillage desquelles des enfants ont été victimes.
L’ampleur prise par ce phénomène a amené la Gendarmerie nationale à créer un bureau spécial pour la protection des enfants qui dépend de ses compétences spécialisées dans la lutte contre la cybercriminalité.
Rayen H


