
Le tribunal de Chéraga a condamné aujourd’hui un expatrié, dénommé « B.M. », à un an de prison avec sursis et une amende de 20 000 DA. Il avait été récemment arrêté par la police aux frontières à l’aéroport international Houari Boumediene, en coordination avec les services des douanes, pour son implication dans une affaire d’escroquerie. L’affaire remonte à 13 ans, lorsqu’il aurait détourné une voiture louée auprès d’une agence de location.
Le dossier judiciaire a été ouvert après la plainte du propriétaire de l’agence de location à Chéraga, affirmant qu’en 2013, il avait loué un véhicule à « B.M. » accompagné d’un ressortissant syrien. Le locataire aurait dépassé la durée convenue du contrat et aurait disparu sans laisser de trace. La police a alors engagé des poursuites judiciaires contre lui, aboutissant à une condamnation par contumace à un an de prison ferme et une amende de 50 000 DA, assortie d’un mandat d’arrêt.
Lors de son procès en opposition à ce jugement, l’accusé a affirmé qu’il possédait un commerce en Algérie et exerçait diverses activités. Il a raconté qu’à l’époque des faits, il avait rencontré un Syrien parmi les nombreux réfugiés arrivés en Algérie après le Printemps arabe. Ce dernier lui aurait proposé un partenariat commercial et lui aurait demandé de louer deux véhicules en son nom pour faciliter leurs affaires.
Si l’un des véhicules a bien été restitué dans les délais, le second a disparu sans laisser de trace. L’accusé a expliqué avoir tenté de retrouver son associé syrien en vain. Il a même sollicité l’aide de sa belle-sœur résidant au Maroc pour récupérer le véhicule, mais sans succès. Il s’est ensuite rendu personnellement au Maroc, puis en Tunisie, dans l’espoir de retrouver l’individu, mais toutes ses tentatives ont échoué.
Désespéré, il aurait alors décidé de migrer clandestinement en Allemagne, où il a vécu pendant 21 ans. Il y a suivi une formation en soins infirmiers et travaille actuellement dans un hôpital. Son arrestation en Algérie a eu lieu il y a un mois, à son retour dans le pays, en raison du mandat d’arrêt toujours en vigueur.
Lors de son audience, l’accusé a nié toute implication dans l’escroquerie et le vol de la voiture, affirmant que son ancien associé syrien était le seul responsable de cette affaire.


