
Qui dit Ramadhan, dit spéculation sur les prix des aliments et matières très demandés. Cette année, les mesures prises par l’Etat à travers la mise en place des brigades de contrôle des prix, et l’ouverture des marchés « Errahma » font face à une hausse inexpliquée des fruits et légumes et des viandes blanches.
En cette fin de semaine, soit à un jour du début du mois sacré, les ménages essaient de faire les provisions pour le début du mois de jeûne. Un rush qui a ouvert l’appétit des commerçants grossistes et détaillants pour augmenter les prix.
Les légumes les plus prisés en l’occurrence, la pomme de terre et la tomate ont affiché hier mercredi, 120 Da, tandis que le poulet a été cédé en 420 et 460 Da le kilo. Le phénomène de l’anarchie des prix a donc plané au grand dam des ménages qui renouent avec l’angoisse de la mercuriale à la veille du mois sacré de Ramadhan.
Une situation qui met une fois de plus le pouvoir d’achat à rude épreuve, et frappe d’un coup dur le budget des fonctionnaires qui peinent à joindre les deux bouts du mois.
Au marché de gros d’El Kerma, tout comme à travers les commerçants détaillants, des sorties des brigades de la direction du Commerce ont été effectuées ces derniers jours pour veiller sur la disponibilité des aliments et des fruits et légumes. Des mesures ont été prises afin de parer au déséquilibre entre l’offre et la demande durant le Ramadhan, et continuer à alimenter le marché de façon ordinaire.
Le marché « Errahma » de M’dina J’dida l’un des 20 ouverts à travers la wilaya, reste le recours des familles pour profiter des prix fixés par l’Etat et surtout de la disponibilité des marques étatiques comme celles de l’AGRODIV et des produits de l’ORAVIO, qui maintiennent le cap, en attendant que le marché se stabilise. Le panier des chefs de famille devient difficile à remplir, pour satisfaire un équilibre alimentaire sain. Une dégradation du pouvoir d’achat causé par le marché informel et les spéculateurs.
Le secteur du commerce et celui de l’agriculture nécessitent une forte mobilisation et une activité dense afin de pouvoir mettre en exergue les décisions prises par les responsables, notamment en termes de contrôle et de lutte contre le lobbying qui gangrène le secteur. Le Président de la République réagit souvent à ces hausses en donnant des instructions pour rééquilibrer le marché.
J.M


