
Le procureur de la RĂ©publique près le tribunal de Bir Mourad RaĂŻs, Ă Alger, a requis une peine de 5 ans de prison ferme et une amende de 500 000 dinars Ă l’encontre de M.H., une femme de 49 ans, accusĂ©e d’exercice illĂ©gal de la mĂ©decine et d’escroquerie.
La suspecte, qui se faisait passer pour une dentiste à Bouzaria, a été arrêtée par les gendarmes de la brigade de recherche et d’investigation de Bir Mourad Raïs, après avoir exercé la profession de dentiste sans diplôme ni autorisation légale. Elle avait ouvert un cabinet dentaire, utilisant un faux cachet et des documents falsifiés pour soigner les patients et leur délivrer des prescriptions médicales, contre rétribution.
Lors de la perquisition de son cabinet, les enquĂŞteurs ont dĂ©couvert des mĂ©dicaments, des complĂ©ments alimentaires, divers matĂ©riels mĂ©dicaux, ainsi que des cachets falsifiĂ©s, y compris un cachet Ă son nom et d’autres Ă celui d’autres praticiens. Un montant supĂ©rieur Ă 80 millions de centimes a Ă©galement Ă©tĂ© retrouvĂ© en espèces.
Lors de son procès, la défenderesse a reconnu les faits et a expliqué qu’elle avait initialement travaillé comme assistante dentaire auprès d’une praticienne à Sidi Youcef pendant un an, avant de rejoindre une autre dentiste de 2000 à 2021. Après le décès de cette dernière pendant la pandémie de Covid-19, elle a pris l’initiative d’exploiter le cabinet et de falsifier un cachet à son nom, en ouvrant même un autre pôle au sein de la clinique pour pratiquer des soins non autorisés, notamment en hijama et chirurgie esthétique.
Le tribunal a Ă©galement pris en compte la demande de clĂ©mence de la mise en cause, mère de famille, en vue d’une rĂ©duction de peine. Le syndicat rĂ©gional des implants dentaires s’est constituĂ© partie civile, rĂ©clamant une indemnisation d’un million de dinars pour les prĂ©judices subis.
Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu lors d’une prochaine audience.


