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Accusée de sorcellerie : une femme risque un an de prison pour avoir «ensorcelé» la maison de son voisin

Une femme quinquagénaire comparaît devant le tribunal de Chéraga, à Alger, pour des faits présumés de sorcellerie et de pratiques occultes. Le parquet a requis à son encontre une peine d’un an de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 dinars.

Les faits remontent à une plainte déposée par un voisin, dénommé B.M., qui affirme avoir surpris l’accusée en train de jeter un liquide suspect, contenant selon lui des inscriptions ésotériques, sur les murs et la porte de son domicile. Il précise que deux personnes ont assisté à la scène, et qu’elles l’ont poursuivie avant de l’identifier une fois son voile relevé.

Lors de l’audience, le plaignant a réitéré ses accusations. La mise en cause, qui comparaît libre, a nié en bloc les faits. Elle a affirmé être victime d’une machination liée à un conflit immobilier opposant son époux et le père du plaignant, et que plusieurs affaires sont en cours devant la justice. Elle soutient que la plainte vise à salir sa réputation en l’accusant à tort de sorcellerie.

De son côté, la défense a plaidé l’absence totale de preuves. L’avocate a souligné qu’aucun objet lié à des pratiques occultes n’a été retrouvé en possession de sa cliente, ni même sur les lieux. Elle a demandé l’acquittement pur et simple.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré, le verdict sera rendu la semaine prochaine.

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