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Passeports algériens : la galère des rendez-vous dans les consulats en France

À l’approche de l’été, une véritable course contre la montre s’engage pour des milliers d’Algériens résidant en France. Faute de rendez-vous disponibles dans les consulats, nombre d’entre eux risquent de devoir renoncer à passer les vacances au pays. Un casse-tête administratif qui revient chaque année, sans véritable solution durable.

Sans passeport algérien en cours de validité, les ressortissants algériens non binationaux ne peuvent pas entrer en Algérie. Et avec l’afflux des demandes à l’approche de l’été, obtenir un rendez-vous dans un consulat relève de l’exploit. À cela s’ajoute la hausse des prix des billets, rendant encore plus difficile l’organisation d’un séjour estival au « bled ».

Une simulation de prise de rendez-vous en ligne montre l’ampleur du problème : aucune disponibilité à Paris ni à Marseille, tandis qu’à Lyon, les premières dates disponibles se situent au 3 juin, avec seulement six créneaux ouverts pour le mois entier.

Conséquence : des centaines de familles se retrouvent bloquées, contraintes d’annuler leur voyage ou de reporter des démarches administratives, notamment pour les enfants nés en France qui doivent obtenir leur premier passeport algérien.

Mesures dérogatoires pour les binationaux… mais pas de solution pour tous

Depuis 2023, les binationaux peuvent voyager en Algérie avec un passeport algérien expiré, à condition de présenter un passeport étranger valide et un document algérien expiré (passeport ou carte d’identité). Cette mesure exceptionnelle reste valable jusqu’au 31 décembre 2025, mais elle ne concerne qu’une partie de la diaspora.

Les Algériens ne possédant que la nationalité algérienne doivent, eux, présenter un passeport en cours de validité, ce qui les expose pleinement à la pénurie actuelle.

Face à cette situation, des voix s’élèvent. Le député de la diaspora Abdelouahab Yagoubi a plaidé pour que la carte d’identité biométrique suffise pour entrer en Algérie, soulignant que cela permettrait de désengorger les services consulaires et de faciliter le retour au pays.

Mais pour l’heure, les files d’attente numériques continuent de s’allonger, et les vacances d’été s’éloignent pour une partie de la communauté algérienne de France.

Rédaction Web

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