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Aïn El Türck : l’affichage des bénéficiaires des 450 logements sociaux suscite joie et frustration

L’affichage, ce mercredi, des listes des bénéficiaires du programme des 450 logements sociaux à Aïn El Türck a provoqué un véritable choc émotionnel au sein de la population. Si certains ont accueilli la nouvelle avec soulagement, d’autres, recalés de la liste, ont exprimé une profonde déception, dénonçant ce qu’ils qualifient d’injustice administrative.

Parmi les motifs d’exclusion les plus contestés figure le dépassement du plafond de revenu fixé à 24 000 DA, exigence réglementaire inscrite dans le décret exécutif n°08-142 du 11 mai 2008. Plusieurs familles, en attente d’un logement depuis plus de deux décennies, ont vu leur demande rejetée pour un dépassement parfois minime — de l’ordre de 2 000 DA — suscitant incompréhension et colère.

Des citoyens affirment que leurs revenus étaient bien inférieurs au seuil requis lors du dépôt de leur dossier, parfois dès 1996, et ce n’est qu’après les récentes hausses salariales décidées par l’État qu’ils ont franchi, de manière marginale, la limite fatidique. Une « ironie cruelle », dénoncent-ils, qui a transformé une amélioration modeste de leur niveau de vie en obstacle à l’accès au logement social.

Ces familles affirment pourtant répondre à l’ensemble des autres critères d’éligibilité : absence de logement ou de terrain à bâtir, résidence dans la commune depuis plus de cinq ans, et âge requis au moment de la demande. Face à ce qu’ils considèrent comme un traitement injuste, plusieurs d’entre elles envisagent de déposer un recours auprès de la commission de wilaya afin de demander une révision du seuil de revenu.

D’autres citoyens, évincés pour des raisons différentes, pointent du doigt des irrégularités présumées dans la sélection, évoquant notamment le non-respect des priorités sociales ou l’inclusion de bénéficiaires ne remplissant pas, selon eux, les conditions requises. Des allégations qui restent à confirmer.

La commission de recours de wilaya, seule instance habilitée à trancher, dispose désormais de 15 jours pour examiner les réclamations, statuer sur leur validité et, si nécessaire, rectifier les injustices afin de garantir l’équité dans l’attribution de ces logements tant attendus.

Rédaction Web

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