L’ONU a qualifié mardi de «crime de guerre» l’utilisation de la nourriture comme une arme dans la bande de Ghaza, appelant l’armée d’occupation sioniste à cesser de tirer sur les personnes qui tentent de s’en procurer.
«L’utilisation de la nourriture à des fins militaires, faite à l’encontre des civils, non seulement restreint ou empêche leur accès à des services vitaux, mais aussi constitue un crime de guerre», a indiqué le bureau des droits de l’homme de l’ONU.
«Les personnes désespérées et affamées de Ghaza continuent d’être confrontées au choix inhumain de mourir de faim ou de risquer d’être tuées en essayant d’obtenir de la nourriture», a déploré la même source. Les Nations unies ont déclaré en mai que «100% de la population» du territoire assiégé était «menacée de famine». Le porte-parole du bureau des droits de l’homme de l’ONU, Thameen Al-Kheetan, a mis en garde contre des «scènes de chaos autour des points de distribution de nourriture», précisant qu’»au moins 3.000 Palestiniens ont été blessés lors de ces incidents». Le bureau des droits de l’homme des Nations unies a exigé à cet effet des mesures immédiates pour remédier à la situation. «L’armée (sioniste) doit cesser de tirer sur les personnes qui tentent d’obtenir de la nourriture» et doit aussi «autoriser l’entrée de nourriture et d’autres formes d’aide humanitaire nécessaires à la survie des Palestiniens de Ghaza», a déclaré M. Kheetan.
Le porte-parole a appelé également la communauté internationale à prendre des «mesures concrètes» pour s’assurer que l’entité sioniste respecte son obligation de veiller à ce que la population reçoive suffisamment de nourriture et de produits de première nécessité.


