Le parquet de la cour d’Alger (tribunal de Dar El Beïda) a requis, en fin de semaine dernière, une peine de 10 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars contre un promoteur immobilier accusé d’escroquerie envers le public.
L’affaire concerne 52 victimes qui avaient versé des sommes allant de 10 à 16 millions de dinars pour l’acquisition d’appartements situés à Bordj El Kiffan. Ces logements faisaient partie d’un immeuble de 150 appartements construit sans permis de bâtir ni certificat de conformité, et qui avait fait l’objet d’un ordre de démolition émis par les autorités locales.
Malgré cette décision, le promoteur avait poursuivi la commercialisation des appartements, allant jusqu’à en vendre certains à plusieurs acheteurs différents.
Lors de son procès, le mis en cause a nié les faits, soutenant que les procédures engagées pour la construction étaient légales. Les 52 plaignants, dont trois résidant à l’étranger absents à l’audience, se sont constitués parties civiles et ont exigé des indemnisations équivalentes aux montants versés.
Le procureur de la République a requis la peine maximale, soit 10 ans de réclusion et une amende d’un million de dinars.


