
Devenues ces dernières années un acteur incontournable dans le cursus des élèves, les écoles agréées des cours supplémentaires, ont également lancé leur année scolaire.
Depuis la fin août, ces écoles ont ouvert leurs portes aux élèves tous paliers confondus, afin d’entamer la préparation de l’année scolaire, en suivant le programme du ministère de tutelle.
Pour les cours de soutien, avec une moyenne de 3.000 DA la matière, ces écoles sont très sollicitées, en témoigne le nombre des élèves constatés devant l’une de ces écoles à Gambetta.
A l’occasion de cette rentrée scolaire, ces écoles ont redoublé d’efforts et d’annonces publicitaires murales et sur les réseaux sociaux. Il faut dire que les prix proposés visent une certaine catégorie de la société, dont les parents peuvent subvenir à ce budget.
Par ailleurs, les écoles privées se sont préparées pour la rentrée scolaire depuis la fin de la précédente, certaines écoles ont affiché complet au mois de mars. Les prix sont de 18 à 35 millions cts par an.
Ce créneau a été autorisé pour la première fois en mars 2004, depuis, le nombre de ces écoles privées a connu une hausse atteignant une trentaine d’établissements agréés par l’Etat.
Même les résultats des études surtout lors des examens de fin d’année (BAC et BEM) qui n’étaient pas prometteurs, se sont améliorés avec le temps.
Selon des observateurs, les responsables de ces écoles se sont penchés vers les enseignants en retraite, qui sont nettement mieux expérimentés que la nouvelle génération d’enseignants, ce qui s’est reflété sur le rendement et les résultats des élèves à la fin de l’année.
Cela n’empêche que dans certaines matières, les écoles privées optent, pour des raisons purement économiques, pour de jeunes enseignants fraîchement diplômés de l’université. Ces derniers ne détiennent aucune expérience professionnelle, ni de background pédagogique à même de pouvoir inculquer les connaissances aux élèves d’une meilleure manière que celle qui se fait dans les écoles publiques.
Une situation qui a donné des ailes aux propriétaires de ces établissements qui imposent désormais des prix exorbitants en constatant l’affluence des parents qui viennent inscrire leurs protégés.
J.M


