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ESS : le SOS des anciens «Ententistes»

Face à la crise profonde que traverse l’ES Sétif, plusieurs voix historiques du club ont décidé de rompre le silence. Trois anciens joueurs emblématiques, dont Farid Mellouli, Abdelmoumen Djabou et Djallal Achacha, ont réagi en appelant à un sursaut urgent avant que la situation ne devienne irréversible.

L’ex-capitaine, Mellouli, aujourd’hui consultant, a ouvertement dénoncé la gestion actuelle du club par le groupe Sonelgaz. « Oui, il est grand temps que les choses changent », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse tenue aux côtés de Djabou.

Ensemble, ils ont exprimé leur inquiétude face à la déliquescence d’un club qui a autrefois régné sur le continent. Mellouli a rappelé que depuis la prise en main du club par Sonelgaz, l’instabilité est devenue la règle.

« Entre 2023 et 2025, seize, puis dix-huit, puis dix-sept joueurs ont été libérés. Et six entraîneurs se sont succédé ! Comment construire un projet dans de telles conditions ? » Pour lui, cette instabilité chronique a profondément affecté le rendement de l’équipe et sapé sa compétitivité.

Pour sa part, Abdelmoumen Djabou a été encore plus direct : « Il est temps que vous partiez », a-t-il lancé à l’adresse de la direction actuelle. L’ancien international a appelé le wali de Sétif et les autorités à intervenir.

« Les supporters ont montré leur désarroi en quittant le stade avant la fin du match. C’est un geste symbolique, mais fort. Si j’étais à la place des dirigeants, je partirais sans hésiter ».

De son côté, Djallal Achacha a indiqué que la Sonelgaz doit revoir sa manière de gérer. « Il faut séparer l’administratif du sportif. Ce club doit être dirigé par des connaisseurs du football ».

Le message est clair : sans un retour à une gestion sportive compétente, l’Entente risque de s’enfoncer davantage dans la crise.

R.S

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