


Dans une lettre ouverte, reprise par des médias, quelque 60 intellectuels, artistes et défenseurs des droits humains, parmi lesquels l’historien Maâti Mounjib, le journaliste Omar Radi et le militant Fouad Abdelmoumni, ont souligné que les revendications des jeunes « sont légitimes ».
Ils estiment que pour « traiter les causes structurelles de la colère », il faut lutter « contre la corruption » et « le clientélisme », ainsi que centrer les priorités sur « l’éducation, la santé et la création d’emplois – au lieu de persister dans les dépenses somptuaires » comme « le plus grand stade de football au monde ».
Les signataires demandent aussi de « lancer un processus de réforme constitutionnelle » et la libération de tous les détenus du mouvement des jeunes à l’origine de la protestation ainsi que tous « les autres prisonniers politiques et d’opinion au Maroc ».
« Le peuple du Maroc souffre, sa jeunesse le crie dans les rues avec force », écrivent-ils, à l’adresse du Makhzen.
Depuis le 27 septembre dernier, de grandioses manifestations pour réclamer des réformes en profondeur dans la totalité des secteurs d’activités et la lutte contre la corruption, ont eu lieu à travers le Maroc.
Selon des chiffres rendus publics tant par des sources officielles que des activistes, trois morts, plus de 300 blessés et près de 500 arrestations ont été enregistrés suite à la répression brutale de ces manifestations par les agents du Makhzen.