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Hassi Bounif : lorsque des terres agricoles sont entre les mains de courtiers

Ce qui a été constaté jeudi dernier à l’occasion de l’opération de démolition des constructions illicites implantées sur une terre agricole attribuée dans le cadre de la mise en valeur des terres agricoles à haï El Emir Khaled (ex Kharouba), commune de Hassi Bounif, interpelle les responsables des services concernés qui sont appelés à récupérer ces parcelles de terres afin de les préserver des convoitises.

Agresser par le béton des terres agricoles équipées de deux puits, est un véritable crime, pensent certaines personnes qui assistaient en spectateurs à l’opération de démolition.

Selon ces mêmes personnes, ces parcelles de terres ne sont pas entre de bonnes mains. « Elles ont été détournées de leur vocation initiale. L’eau existe dans ces puits. Il ne restait qu’à travailler la terre au lieu de la morceler illégalement en lots de terrains à bâtir », affirment nos interlocuteurs.

Ces mêmes personnes ont été surprises de découvrir une habitation inhabitée servant à l’élevage de poules de campagne, et une autre pour abriter des chèvres la nuit, ce qui laisse entendre que les propriétaires de ces bâtisses ne sont pas dans le besoin d’un toit, et que ces dernières étaient destinées à la vente, affirment certaines personnes qui ont assisté à la démolition.

Dans une parcelle de terre agricole d’une superficie de quatre hectares, la vente des bâtisses illégalement construites était inscrite à la peinture sur les murs. C’est devenu en quelques sortes un droit de s’enrichir sur le dos du foncier agricole.

La preuve : certains criaient à l’injustice lorsque les engins ont entamé la démolition de leurs habitations inhabitées et illégalement construites sur une terre agricole.

« C’est vrai qu’il s’agit d’une importante opération de démolition, mais il faut dire que d’autres opérations, moins importantes que cette dernière, ont eu lieu par le passé, mais n’ont pas eu l’effet dissuasif sur les potentiels clients qui ont acheté ces lots de terrain à 300 millions de centimes et plus, c’est-à-dire en fonction de la superficie, considèrent que ces lots leur appartiennent de plein droit, et de ce fait ils vont reconstruire ce qui a été démoli.

« La seule solution pour sauver ces terres agricoles serait de les récupérer par les services compétents », affirment nos interlocuteurs.

A. Bekhaitia

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