Depuis deux semaines environ, des taxis collectifs ont vu le jour à Hassi Bounif. Ces derniers assurent le transport entre cette localité et Haï El Hamri (Oran), à raison de cent dinars la place.
Cette louable initiative est saluée par la population qui souffrait de l’insuffisance des moyens de transport pendant les heures de pointe, et qui était contrainte de recourir au service des taxis clandestins.
Il serait donc judicieux de généraliser cette expérience aux importantes agglomérations où les habitants souffrent énormément de l’insuffisance des moyens de transport, tel que Haï Chahid Mahmoud, où les usagers des bus de l’unique ligne numéro 42 doivent attendre longtemps, ou se déplacer à pied jusqu’à Haï Bendaoud pour pouvoir prendre un bus.
Car les bus de la ligne 42 ne prennent le départ de Hassi Bounif qu’une fois surchargés, ce qui veut dire qu’ils ne marquent pas d’arrêt à Haï Chahid Mahmoud. Et comme il n’existe pas de taxis dans cette importante agglomération de trente mille habitants environ, ces derniers se rabattent sur les clandestins.
Il est également important de préciser qu’à partir de 19 heures, ces bus disparaissent de la circulation. Ce n’est que grâce aux taxis clandestins que les usagers peuvent regagner leurs domiciles à partir de la cité des HLM.
Face à la déplorable situation de cette agglomération mal desservie par le transport en commun, un sentiment d’isolement est ressenti par la population.
Le chef de quai que nous avons rencontré à Hassi Bounif dira : « Il n’existe que quatorze bus (14) qui desservent la ligne numéro 42, ce qui est très insuffisant. Il faut savoir qu’en plus des usagers de Haï Chahid Mahmoud, ces bus transportent des usagers habitants à Hassi Bounif, à Hassi Ben Okba, et tous ceux qui doivent se rendre à Bir El Djir ou à la cité des HLM. Avec ce nombre réduit de bus, il est impossible de satisfaire les usagers, particulièrement pendant les heures de pointe », affirme le chef de quai.
A. Bekhaitia


