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Sidi Bel Abbès : une lutte acharnée pour protéger les parcours steppiques de la commune de Marhoum

La commission chargée de lutter contre les atteintes aux biens de l’État, relevant de la commune de Marhoum, située à l’extrême sud de la wilaya de Sidi Bel Abbès, a lancé une vaste opération visant à recenser les terres steppiques dispersées.

Une opération qui mettra un terme au phénomène du labour anarchique et d’assurer l’exploitation des terres dans le cadre légal en vigueur. Depuis quelque temps, les périmètres steppiques de la commune de Marhoum sont exploités anarchiquement et de vastes superficies sont labourées par des intrus agriculteurs, sans autorisation des services communaux.

Cette situation a poussé les autorités locales à engager des mesures strictes pour protéger ce patrimoine foncier important. Dans ce contexte, la commission spécialisée a intensifié ses sorties au cours des dernières semaines afin de recenser les terres agricoles appartenant à l’État et est parvenue à traduire 11 agriculteurs devant la justice pour labour anarchique, défrichement du couvert végétal, et violation flagrante des lois régissant l’exploitation des terres steppiques.

Les enquêteurs ont également constaté de nombreuses infractions portant atteinte au couvert végétal dans les zones de Oued El-Flit, El-Hassaba, Hassi El-Aoud, El- Wasra, Tijâat, Essrir et Mechraâ Ettair, en plus de cas d’entrave aux chemins menant vers ces terres. Les services communaux de Marhoum avaient recensé plus de 40 000 hectares de terres steppiques d’une grande importance environnementale et agricole.

Parallèlement aux mesures répressives, la commune a également procédé à la régularisation des situations administratives et juridiques pour la mise en valeur des terres agricoles, tout en accordant des facilitations aux agriculteurs afin de leur permettre d’activer légalement durant la saison labour semailles.

Depuis 2023, 300 agriculteurs ont obtenu des attestations de mise en conformité agricole, dans le cadre de la régularisation foncière. Par ailleurs des procédures légales ont été engagées contre certains exploitants n’ayant pas complété leurs dossiers ou ne répondant pas aux conditions d’exploitation exigées.

Cependant, la commission poursuit ses sorties dans les zones steppiques afin de renforcer le contrôle et d’empêcher toute exploitation illégale de ces terres, et protéger le patrimoine foncier de l’Etat, préserver le couvert végétal et lutter contre toutes formes d’agressions menaçant l’écosystème de la région.

Fatima A

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