
Au niveau de la localité de Benfreha, les rues de certains ensembles immobiliers ne sont que terre et rocailles. Certains immeubles sont dépourvus de gaz de ville, et d’autres n’ont même pas de compteurs d’eau, la facturation de la consommation se fait au forfait.
En effet, les habitants des ensembles immobiliers, tels que ceux de la cité LPA, des 100, 125, 210 et 300 logements, s’estiment marginalisés. Le cadre de vie de ces ensembles immobiliers à besoin d’être amélioré : plusieurs rues ne sont même pas bitumées, et certains trottoirs ne sont pas aménagés, comme c’est le cas du long trottoir situé en face des 300 logements, qui longe une exploitation agricole.
Sur ce trottoir, des tas de terre et de rocailles sont entassés, offrant ainsi une désolante image. La majorité de ces ensembles immobiliers sont sans gaz naturel. À titre d’exemple, nous ne citerons que le cas de la cité des 300 logements sociaux, dont la conduite de gaz de ville est au pied des bâtiments, alors que les appartements ne sont pas raccordés à cette source d’énergie.
“Cela fait trois ans que ces logements nous ont été attribués dans ces immeubles de cinq étages. Malheureusement, ils ne sont pas raccordés au gaz de ville. Le gaz existe dans les colonnes montantes, mais pas dans les appartements. Nous avons réclamé maintes fois, mais en vain. C’est d’ailleurs le cas de plusieurs cités voisines. Nous utilisons des bouteilles de gaz butane, mais nous ne pouvons pas les utiliser pour nous chauffer. Nous souffrons de cette situation”, affirment des locataires. Ils ajoutent : “Sur le contrat de bail, le prix mensuel de la location est fixé à deux mille quarante dinars (2040,00 DA), mais en réalité, nous payons deux mille neuf cent soixante-dix dinars (2970,00 DA), soit un supplément de 930,00 DA comme frais de charge locative, alors que nous n’avons ni ascenseur, ni femme de ménage, ni gardien, ni syndic. De quelles charges s’agit-il ?” s’interrogent les locataires.
Par ailleurs, les locaux commerciaux situés au rez-dechaussée des immeubles, dont le briquetage qui fermait les entrées a été démoli par une main malveillante, demeurent ouverts et peuvent abriter des délinquants, ce qui inquiète les locataires. “Les entrées de ces locaux avaient été murées pour empêcher leur squat. Malheureusement, les murs en parpaing ont été démolis. Maintenant, n’importe qui peut s’y introduire et faire ce qu’il veut. Ils peuvent même abriter des délinquants”, s’inquiètent les habitants.
A. Bekhaitia


