
Les manifestations, déclenchées par la crise économique en Iran, se sont étendues jeudi aux provinces rurales du pays. Au moins 5 personnes ont été tuées, premiers décès recensés parmi les forces de sécurité et les manifestants, ont indiqué les autorités.
Ces morts pourraient marquer le début d’une répression plus sévère de la part du régime iranien face à ces manifestations, qui ont ralenti dans la capitale, Téhéran, mais se sont propagées ailleurs. Les victimes, une mercredi et cinq jeudi, sont survenues dans trois villes majoritairement peuplées par l’ethnie Lur.
Ces manifestations sont les plus importantes qu’ait connues l’Iran depuis 2022, année où la mort de Mahsa Amini, 22 ans, en garde à vue, avait déclenché un mouvement de protestation national. Cependant, les manifestations n’ont pas encore atteint l’ensemble du pays et sont moins intenses que celles qui avaient suivi la mort d’Amini, arrêtée pour avoir refusé de porter le hijab, ou voile, selon les exigences des autorités.


