
Le Martyr et héros de la Révolution Cheriet Ali Cherif, originaire de la ville de Sig, dans la wilaya de Mascara, est l’un des symboles du sacrifice pour la patrie. Son combat au sein du mouvement national et durant la glorieuse Guerre de libération nationale demeure profondément ancré dans la mémoire collective.
Ainsi, le chercheur en histoire du mouvement national et de la Guerre de libération nationale dans la région, Mokhtar Belkacem Hadjaïl, a indiqué, dans une déclaration à l’APS, que Cheriet Ali Cherif est le dernier martyr exécuté par le colonisateur français à la guillotine, le 28 janvier 1958.
Cette figure historique, née en août 1931 à Sig, a appris les premiers principes de l’attachement à la patrie et s’est imprégné de la pensée révolutionnaire et libératrice au sein des Scouts musulmans algériens, tout comme il a milité dans les rangs du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD).
Par la suite, il s’est rendu à Oran où il a rejoint l’Organisation spéciale, puis est devenu membre du Comité révolutionnaire pour l’unité et l’action, chargé de la préparation du déclenchement de la glorieuse Guerre de libération, le 1 novembre 1954.
Le Martyr Cheriet Ali Cherif fait partie des compagnons du martyr de la guillotine Ahmed Zabana, qui ont constitué la première cellule chargée de préparer le déclenchement de la Guerre de libération dans la ville d’Oran et dans plusieurs zones de la région oranaise, notamment les villes de Sig, Zahana, Mohammadia et Mascara (Wilaya V historique), a ajouté le chercheur.
Il a également souligné que la première opération qu’il a planifiée et exécutée dans la nuit du 1er novembre 1954 consistait en l’attaque de la caserne militaire de l’armée française dans le quartier «Eckmuhl» à Oran, opération qui a permis la saisie d’armes et de matériel militaire.
Le martyr a été arrêté, le 11 novembre 1954 dans le quartier El Hamri à Oran, puis transféré à la prison militaire française de la même ville, où il a subi les pires formes de torture et de sévices de la part des soldats de l’occupation française, qui tentaient d’obtenir des informations sur les cellules du Front de libération nationale à Oran et dans les régions avoisinantes telles que Sig et Zahana. Il est toutefois resté ferme et n’a prononcé aucun mot, selon M. Hadjaïl.
Cheriet Ali Cherif a ensuite été présenté devant le tribunal militaire d’Oran, qui a prononcé à son encontre une condamnation à mort, le 18 décembre 1955. Il est resté ensuite trois années à la prison centrale de la même ville.
Le 28 janvier 1958 à cinq heures du matin, la sentence d’exécution a été appliquée à l’encontre du Martyr Cheriet Ali Cherif, en même temps que son compagnon de cellule, le Martyr Salmani Chaâbane.


