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EHU 1er novembre 1954 : l’hospitalisation de nuit au profit des personnes diabétiques durant le Ramadhan

Dans une première au ni veau national, l’établisse ment hospitalier 1er novembre 1954 (EHU Oran) lance l’hospitalisation de nuit au profit des personnes diabétiques et ce en prévision du mois sacré de Ramadhan.

C’est le directeur de l’établissement M. Rabah Bar qui confirmé cette information en marge du workshop organisé par l’EHU sur la fistule artérioveineuse.

Le directeur a révélé que la décision finale sera prise au cours de cette semaine, et prévoit la mobilisation d’une équipe médicale de 18h00 jusqu’à minuit afin de recevoir les cas aggravés de malades diabétiques ayant eu des complications à cause du jeûne.

Il faut dire que les patients diabétiques à haut risque de complications insistent pour jeûner durant le Ramadhan, créant ainsi des problèmes de prise en charge pour eux-mêmes et un défi pour les médecins qui les prennent en charge.

Selon le Pr Ali Lounici, l’insulinosécrétion qui favorise le stockage du glucose au niveau du foie et du muscle en glycogène est stimulée par l’alimentation chez les sujets sains.

Durant le jeûne, le taux de glucose circulant tend à baisser à l’origine de la diminution de la sécrétion d’insuline.

Au même moment, les taux de glucagon et de catécholamines augmentent ce qui stimule l’utilisation du glycogène.

Si le jeûne se prolonge pendant plusieurs heures, les réserves de glycogène chutent, et le taux bas d’insuline circulant permet la libération des acides gras libres provenant des adipocytes.

L’oxydation des acides gras libres génère des cétones qui servent de sources énergétiques aux muscles squelettiques et cardiaques, foie, rein et le tissu adipeux, économisant ainsi le glucose pour une utilisation continue par le cerveau et les érythrocytes.

La diminution des apports alimentaires est un facteur de risque d’hypoglycémie connu.

Le jeûne durant le Ramadhan augmente le risque d’hypoglycémie sévère, du coup, les patients diabétiques, particulièrement ceux de type 1, qui jeûnent durant le Ramadhan ont un risque important de développer une acidocétose diabétique, surtout si le diabète est mal contrôlé avant le Ramadhan.

De plus, le risque d’acidocétose peut être augmenté par la réduction excessive des doses d’insuline du fait de la réduction des apports alimentaires.

La déshydratation liée à la limitation des apports liquidiens, surtout si le jeûne est prolongé, peut être sévère par excès de transpiration en climat chaud et humide et chez les patients exerçant un travail physique dur et pénible et dans toutes les conditions de transpirations importantes.

Les patients qui appartiennent aux catégories de risque très élevé et élevé ne doivent pas jeûner. Cependant, beaucoup choisiront de le faire.

Ces patients doivent être conscients des risques associés au jeûne et des techniques permettant de les réduire : éducation structurée, surveillance régulière de la glycémie, ajustement des doses, être prêt à rompre le jeun en cas d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie.

J.M

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